Val-d’Oise : L’animateur avait embrassé une fillette de 4 ans à l’école, 8 mois de prison avec sursis


Illustration. (Adobe Stock)

Un animateur périscolaire d’Andilly (Val d’Oise) a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur mineure de moins de 15 ans. En plus des faits reprochés, les enquêteurs ont retrouvé dans son smartphone des photos d’enfants nus provenant de sites naturistes, et les traces de recherches de sites pédopornographiques.


Un homme de 37 ans qui exerçait comme animateur à l’école maternelle Charles-Perrault d’Andilly a été condamné par la justice, ce lundi, pour avoir embrassé sur la bouche une fillette de 4 ans et demi. Les faits se sont déroulés dans les toilettes de l’établissement scolaire, en juin dernier.

Une peine de prison avec sursis

Le tribunal correctionnel de Pontoise l’a sanctionné de huit mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve. Il a désormais interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs pendant dix ans, la durée maximum prévue par la loi.

Sa peine est accompagnée d’une obligation de soins durant deux ans et il figure désormais au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

La fillette se confie à l’Atsem venue l’aider aux toilettes

Lorsque les faits ont eu lieu le 5 juin 2019, Fabrice V. travaillait depuis une dizaine d’années au sein de l’école Charles-Perrault d’Andilly, comme animateur périscolaire. Ce jour-là, la fillette de 4 ans l’avait tout de suite dénoncé à l’Atsem venue l’aider aux toilettes, l’informant qu’il l’avait embrassée sur la bouche.


L’employée l’avait alors immédiatement signalé à la direction qui a alerté le parquet, déclenchant une enquête judiciaire.

Au tribunal, il présente ses excuses

Honteux à la barre du tribunal, cet homme, décrit à l’école comme « courtois mais un peu solitaire », a présenté ses excuses auprès des parents de l’écolière. Ces derniers ont confié avoir vécu dans l’angoisse de découvrir que leur fillette avait subi des faits encore plus graves. Cela n’a pas été le cas.

« Mon sentiment est qu’il ne doit plus jamais travailler auprès des enfants » a déclaré son père, relate Le Parisien.

Des photos d’enfants nus et des recherches de sites pédopornographiques

Dans un premier temps, le mis en cause a avait affirmé aux enquêteurs que le baiser avait « ripé », avant de confier qu’il s’agissait d’un acte volontaire. Au tribunal, le trentenaire s’est défendu de toute attirance pour les enfants, mais face à l’insistance de la présidente, il a admis avoir eu des sentiments pour la fillette : « J’étais un peu attaché à elle, plus qu’à d’autres ».

Interrogé ensuite sur la présence, sur son smartphone perquisitionné, de photographies d’enfants dénudés provenant de sites naturistes, l’animateur périscolaire est resté évasif, en déclarant que cela ne lui « faisait rien ». L’exploitation de son ordinateur a également permis de détecter des recherches de sites pédopornographiques, effacées ensuite par le prévenu.

Relaxé pour les photographies

Les photographies n’étant pas à caractère pédopornographiques, ce chef d’inculpation a été abandonné par la justice. C’est ainsi que le prévenu, qui a confié ne pas avoir de relations sexuelles « depuis dix à quinze ans » a été relaxé concernant la détention d’images pédopornographiques. Concernant la recherche de sites possiblement pédopornographiques, il ne s’agit pas d’un délit car aucune trace de consultation à proprement parler n’a été détectée.

Pour l’avocat des parents, « il n’a pas surmonté sa honte à parler de son plaisir de visionner des photos d’enfants, d’avoir embrassé la fillette ». Pour lui, le trentenaire a peut-être été arrêté à temps. Une vision partagée par le procureur qui a déclaré que « ce procès a permis peut-être d’éviter des faits plus graves ».

Une démission deux jours après le baiser

L’homme avait démissionné de lui-même deux jour après les faits qui lui sont reprochés. Le maire de la commune, son ancien employeur, s’est dit satisfait de son interdiction de travailler au contact des enfants durant dix ans. Celui-ci avait reçu le mis en cause dans son bureau à cette époque, et il était alors passé aux aveux.