Var : Il reçoit un faux mail de la police l’accusant de pédophilie, l’octogénaire tente de se suicider


Illustration. (Adobe Stock)

Un homme âgé de 82 ans s’est défenestré du 2ème étage à Bandol (Var), ce dimanche. Souffrant de multiples fractures, il est hospitalisé. A l’origine de cette tentative de suicide, un faux mail de la brigade de protection des mineurs (BPM), dans lequel il est accusé de pédophilie et de pédopornographie notamment.

Il a pris ce message frauduleux très au sérieux, et ne l’a pas supporté. Un homme de 82 ans était en week-end avec sa compagne à Bandol, lorsqu’il a tenté de mettre fin à ses jours rapporte Var-Matin. Grièvement blessé, il est hospitalisé. Un mail qu’il a reçu quelques jours avant serait à l’origine de cet acte désespéré.

Il s’agit d’un faux courrier de la brigade de protection des mineurs (BPM) rédigé par son commissaire, Christophe Molmy, qui est l’ancien patron de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Paris. « Je vous contacte peu après une saisie informatique de cyber-infiltration », peut-on lire en préambule de cette lettre frauduleuse. « Vous faites l’objet de plusieurs accusations judiciaires en vigueur : Pédopornographie, Pédophilie, Exhibitionnisme, cyber-pornographie », est-il ensuite énuméré.

« Cette histoire l’a totalement anéanti »

Les usurpateurs invitent ensuite leur victime à envoyer un message dans un délai de 72 heures, à une adresse mail appartenant à Google (GMail). A noter que les adresses e-mails du ministère de l’Intérieur se terminent toutes par « @interieur.gouv.fr ». Une fois le contact établi, l’octogénaire aurait très certainement été invité à verser de l’argent. Un mode opératoire désormais bien connu nommé « hameçonnage » ou « phishing ». Ces messages sont envoyés à un maximum de personnes, parfois même par SMS, dans le but d’obtenir des informations personnelles des victimes, pour leur soutirer de l’argent.

Les policiers ont expliqué à l’octogénaire qu’il s’agissait d’une escroquerie et l’ont rassuré, « mais malgré ça, il a tenté de mettre fin à ses jours », a regretté le commissaire de police de Sanary-sur-Mer, à nos confrères. « Cette histoire l’a totalement anéanti ».

La fausse lettre envoyée à la victime. (DR)