Vénissieux : Bassem Braiki lynché par plusieurs individus, le rappeur Sadek revendique l’agression


Le youtubeur Bassem Braiki (à gauche) a été lynché par plusieurs individus. Le rappeur Sadek (à droite) a revendiqué cette violente agression. (captures écran Twitter)

Le youtubeur de Vénissieux (Rhône) Bassem Braiki a été violemment passé à tabac par plusieurs individus dans la nuit de lundi à mardi. Une vidéo montrant la très violente agression a été diffusée sur les réseaux sociaux.

Les images de cette agression montrent une violence extrême. Elles ont été diffusées la nuit dernière sur le réseau social Snapchat et ont été très relayées. Sur cette séquence d’une vingtaine de secondes, on aperçoit le sulfureux youtubeur Bassem Braiki, également très actif sur Snapchat, être lynché et copieusement insulté par plusieurs individus en pleine rue, alors qu’il est au sol. L’un des agresseurs était armé d’une matraque télescopique.

La victime de 37 ans, le visage couvert de sang, a été prise en charge par les sapeurs-pompiers peu après 4 heures du matin avant d’être conduite à l’hôpital en état d’urgence relative selon une source policière. Son pronostic vital n’est pas engagé.

Le rappeur Sadek originaire de la Seine-Saint-Denis n’a pas caché sa responsabilité dans cette agression, diffusant notamment une vidéo et une photo où il montre le sang encore présent sur ses mains. « Hé oh, hé oh, on rentre du boulot », chante-t-il alors qu’il est dans un véhicule en compagnie de plusieurs autres personnes, peu après les faits.

Un concert annulé suite à des appels sur les réseaux sociaux

A l’origine de ce lynchage, un différend entre Bassem Braiki et Sadek, de son nom complet Sadek Bourguiba, âgé de 28 ans.

L’artiste devait se produire pour un showcase à Saint-Priest ce samedi. Mais les organisateurs ont décidé d’annuler cet événement, par crainte de débordements : des appels à venir perturber le concert avaient été diffusés sur les réseaux sociaux. Bassem Braiki serait à l’origine de ces appels. L’homme avait déjà entrainé l’annulation du concert du rappeur Booba à Dardilly, en mars 2016.

Le ton est monté entre le youtubeur tout juste sorti de prison et le rappeur qui ont échangé des messages, certains publiquement, sur les réseaux sociaux et ce, dès dimanche. Des insultes et propos injurieux, concernant la famille des deux hommes ont été échangés et partagés.

Bassem Braiki aurait alors communiqué son adresse personnelle afin d’en découdre avec le rappeur. C’est en rentrant de son travail que le trentenaire a été violemment agressé et lynché par plusieurs individus dont ferait partie Sadek.

« Ce que j’ai fait c’est de la grosse merde et regardez bien, je vais payer pour ça »

Ce mardi matin, le rappeur a diffusé un message sur Instagram où il évoque des regrets. « En vrai de vrai je ne suis pas fier de moi (…) j’ai cédé comme un imbécile à la violence et à la haine parce-qu’au bout d’un moment je ne supportais plus la violence et les menaces avec des armes, les propos (…) ça m’a fait sortir de mes retranchements », se justifie-t-il.

« Ce que j’ai fait c’est de la grosse merde et regardez bien, je vais payer pour ça (…) et ce qui va m’arriver c’est bien fait pour moi ». Le rappeur affirme ensuite avoir déposé plainte il y a quelques temps mais que « rien n’a été fait ». « Des mois que j’envoie des appels à l’aide ma famille et moi sommes harcelés personne ne fait RIEN, j’ai honte de cette situation », a-t-il écrit peu après sur Twitter.

Enquête ouverte

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour violence avec arme et en réunion, ce mardi matin. La sûreté départementale du Rhône a été chargée de mener les investigations.