Vénissieux : Le conducteur d’un fourgon refuse de s’arrêter et fonce sur une policière qui ouvre le feu


Illustration. (Adobe Stock)

Trois suspects ont été interpellés, un dispositif de surveillance avait été mis en place par les policiers.

La police suisse a contacté les policiers de la CRS autoroutière de Genas, près de Lyon (Rhône), dans la nuit de mercredi à jeudi afin de leur signaler qu’un fourgon transportant un scooter de type Yamaha TMax, se trouvait dans la région lyonnaise écrit Le Progrès. Le deux-roues volé en Suisse était équipé d’un traceur (une balise GPS, ndlr), les forces de l’ordre étant donc en capacité de localiser l’engin.

Vers 3 heures du matin, trois équipages de la CRS ont repéré le fourgon blanc recherché qui se trouvait sur le boulevard Laurent-Bonnevay, à Villeurbanne. Le véhicule a pris la direction de Vénissieux.

Dans la rue Jean-Sébastien Bach, les policiers ont mis en place un dispositif d’interception afin de procéder à l’interpellation du conducteur. Une policière s’est approchée du véhicule mais le chauffeur a brusquement démarré, lui fonçant dessus. La fonctionnaire a ouvert le feu à deux reprises. Le suspect a alors changé de trajectoire, a percuté un véhicule de police puis a pris la fuite.

Les forces de l’ordre n’ont pas abandonné pour autant. Le TMax volé a été localisé dans un box, dans ce même quartier de Vénissieux. Un nouveau dispositif de surveillance a été mis en place, le but étant de coincer les suspects lorsqu’ils viendront chercher le deux-roues. C’est justement ce qu’il s’est passé.


Interpellés alors qu’ils venaient récupérer le TMax

Trois suspects sont arrivés en voiture et ont été « cueillis » par les fonctionnaires avant d’être placés en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale. L’un des mis en cause serait le conducteur du fourgon qui a foncé sur la policière, mais les investigations devront le confirmer, tout comme le rôle exact des deux autres interpellés dans cette affaire. Une enquête a été ouverte et aucun blessé n’est à déplorer.

Par ailleurs, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête afin de déterminer dans quelles conditions la policière a ouvert le feu, une procédure habituelle lorsqu’il y a usage de l’arme par les forces de l’ordre.