Vénissieux : Un jeune homme grièvement blessé par balles dans le quartier des Minguettes


Illustration. (photo Guillaume Bonnefont/IP3 Press/Maxppp)

Une semaine après le meurtre d’un homme par balle dans le quartier des Minguettes à Vénissieux (Rhône), de nouveau coups de feu ont été tirés dans la nuit de jeudi à vendredi. Un jeune homme a été grièvement blessé.

La tension ne redescend pas à Vénissieux. Les policiers et les secours ont été appelés vers 1h30 la nuit dernière pour un homme grièvement blessé par balles dans le quartier des Minguettes, sur l’avenue Division-Leclerc. Âgée de 18 ans, la victime a été touchée à quatre reprises au niveau de l’abdomen selon nos informations. Elle a été évacuée à l’hôpital alors qu’elle était dans un état grave, sans que l’on sache si son pronostic vital était engagé.

Signe que le ou les auteurs étaient déterminés, les policiers ont découvert une quinzaine d’étuis de calibre 7,62 et 5,56 sur le lieu des faits. Des calibres qui sont ceux d’armes longues, pouvant être de type Kalachnikov. La police judiciaire a été saisie d’une enquête ouverte pour tentative d’homicide en bande organisée.

Un homme abattu au même endroit

Une semaine plutôt, un homme de 33 ans a été abattu dans ce même quartier. Le parquet avait alors annoncé l’ouverture d’une enquête pour « homicide en bande organisée et association de malfaiteurs en bande organisée en vue de commettre un crime ». Les investigations ont également été confiées à la police judiciaire dans ce dossier. A ce stade, on ne sait pas si les deux affaires sont liées.

Une « escalade de violence inacceptable »

La maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard, a réagi à cette tentative de meurtre auprès de nos confrères du Progrès. Elle évoque « un sentiment d’impuissance » qui « domine ». « L’inquiétude grandit face à cette escalade de violence inacceptable », ajoute-t-elle.

« Je ne me résous pas à accepter que nos concitoyens vivent dans la peur. La peur d’une balle perdue. La peur de représailles. La peur de perdre l’un des leurs. La peur pour leurs enfants. Leur angoisse et leur colère sont légitimes », a poursuivi l’édile.