Versailles : Un homme écroué pour le viol d’une étudiante durant une soirée sur le campus d’HEC

Illustration. (photo Baziz Chibane/PhotoPQR/La Voix du Nord/Maxppp)

INFO ACTU17. Un ressortissant grec âgé de 29 ans a été mis en examen à Versailles (Yvelines) ce mercredi, avant d’être incarcéré. Cet étudiant est accusé d’avoir violé une jeune femme de 20 ans durant une soirée, sur le campus de l’école des hautes études commerciales (HEC) à Jouy-en-Josas.

Une jeune étudiante de 20 ans affirme avoir été violée lors d’une soirée organisée sur le campus de l’école HEC de Jouy-en-Josas, dans la nuit de jeudi à vendredi. L’auteur présumé, lui aussi étudiant, aurait drogué la victime en versant un produit dans son verre, avant d’abuser d’elle.

L’affaire a débuté par le dépôt de plainte de la jeune femme ce dimanche soir au commissariat de Versailles. Cette dernière a livré un récit éloquent aux forces de l’ordre, détaillant son calvaire et la façon dont un étudiant aurait abusé d’elle sexuellement. « Avant cette soirée, l’homme lui avait déjà fait des avances avec insistances qu’elle avait rejetées », explique une source proche de l’enquête.

Cette fois, l’homme aurait engagé la conversation avec elle. Un peu plus tard dans la soirée festive, il aurait pris le verre de l’étudiante avant de lui rendre. La jeune femme ne se serait doutée de rien mais s’est sentie soudainement très mal et faible. « Elle explique qu’elle avait la tête qui tourne et que l’homme en a profité pour l’emmener dehors », ajoute cette source. La victime aurait alors été violée à l’abri des regards. A l’hôpital, dix jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été attribués.

Des fioles découvertes à son domicile

Les enquêteurs ont interpellé le mis en cause ce lundi. Il a été placé en garde à vue. A son domicile lors de la perquisition, les policiers ont découvert plusieurs téléphones portables mais surtout des fioles dont le contenu va être analysé. Un peu plus de 4600 euros en numéraire ont également été saisis. « Le suspect a gardé le silence durant ses auditions », précise cette même source. « D’autres étudiants ont été interrogés et ont évoqué le comportement très insistant de cet homme envers les jeunes femmes ».

L’homme a été déféré et présenté à un juge ce mercredi. Il a été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire. Les investigations se poursuivent, notamment pour déterminer s’il n’aurait pas fait d’autres victimes.

« Les victimes ou témoins ont été immédiatement pris en charge »

Sollicité, la direction d’HEC Paris indique à Actu17 que « grâce à une mobilisation collective des équipes d’HEC et des représentants des étudiants par l’intermédiaire du pôle prévention, les victimes ou témoins ont été immédiatement pris en charge et accompagnées par nos services depuis vendredi ». A la suite du dépôt de plainte de la plaignante, « l’école a, dans la foulée, saisi le Procureur de la République ». « HEC Paris a mis en place immédiatement les procédures disciplinaires d’éloignement du campus, d’interdiction de participation à toute activité académique et non-académique », nous précise la direction de l’école.

Ces dernières semaines dans plusieurs villes de France, de nombreuses personnes ont raconté sur les réseaux sociaux avoir été droguées au GHB – souvent appelé la drogue du violeur – en boite de nuit ou durant une soirée, notamment à Strasbourg, Nancy ou Montpellier. Les victimes évoquent des « trous noirs » inexpliqués au cours de la nuit. Plusieurs enquêtes ont récemment été ouvertes pour ce type de faits.