Villeurbanne : Un policier sauve la vie d’un enfant de 3 ans en détresse respiratoire.

Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Les gestes de secourisme d’un policier de Villeurbanne (Rhône) ont permis de sauver la vie d’un enfant de 3 ans.


C’est dans une scène de panique que deux policiers de l’Unité d’intervention et de police secours (UIPS) de Villeurbanne sont intervenus ce lundi soir. Les deux fonctionnaires étaient en surveillance rue Léon Blum lorsqu’ils ont aperçu une foule qui hurlait devant un bâtiment, où sont hébergées des familles roumaines.

Les deux policiers se sont rapprochés et ont tout de suite constaté qu’un enfant de 3 ans ne respirait plus. Sans attendre, Valentin, policier de 22 ans, a pris l’enfant et a remarqué qu’il avait un rythme cardiaque mais que la jeune victime ne respirait plus. Son collègue a de son côté fait appel aux secours.

Claques dans le dos et compressions abdominales

Le gardien de la paix a alors décidé d’effectuer la méthode de Heimlich sur l’enfant. Une méthode qui consiste à désencombrer les voies respiratoires en effectuant une compression sur l’œsophage. Valentin a d’abord mis plusieurs claques dans le dos de l’enfant. Il a ensuite effectué une série de compressions abdominales.

Malgré le fait que la méthode n’a pas immédiatement porté ses fruits, Valentin ne s’est pas découragé et a poursuivi ses gestes. « Les gens essayaient de reprendre l’enfant car ils ne comprenaient pas pourquoi je le tapais » raconte-t-il au journal Le Progrès.

Après de nouvelles tentatives, la situation s’est améliorée. « J’ai continué, continué et à un moment, il s’est mis à pleurer. J’ai passé la main devant sa bouche, il s’est mis à respirer » explique le policier.

Les gestes du policier ont été décisifs

Les sapeurs-pompiers sont ensuite arrivés sur place et ont pris en charge l’enfant de 3 ans. Il a été conduit à l’hôpital sans que son pronostic vital ne soit engagé.

Les premiers éléments médicaux ont confirmé que l’action du policier avait été déterminante pour sauver l’enfant. Des gestes de secourisme que Valentin avaient appris au lycée et qu’il avait revu à l’école de police, et qui, avec sa réactivité, ont sans aucun doute sauvé la vie de cet enfant.