Yvelines : 6 mois de prison ferme pour avoir attaqué un fourgon de la police et appelé à l’émeute aux Mureaux


Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock).

Le prévenu, âgé de 18 ans, est également un revendeur de drogue notoire. Mercredi, il avait participé à l’agression d’un équipage de policiers et appelé à l’émeute.

Ce lundi, le tribunal correctionnel de Versailles a condamné un jeune homme de 18 ans à un an de prison dont six mois ferme, avec maintien en détention, relate Le Parisien. Il était poursuivi par la justice pour avoir attaqué une patrouille de police aux Mureaux (Yvelines) avant d’appeler à l’émeute, mercredi soir.

Les policiers attirés sur place par les agissements d’une vingtaine d’individus

Les heurts ont débuté peu avant 23 heures, dans le quartier de la Vigne-Blanche. Une vingtaine d’individus tiraient des fusées pyrotechniques sur les caméras de surveillance de la ville. La situation s’est tendue lorsque les policiers ont été envoyés sur place.

Un fourgon de police est rapidement intervenu mais il a immédiatement été encerclé. La vingtaine d’assaillants ont attaqué la patrouille et certains émeutiers portaient des coups de pied dans la carrosserie. Pour s’extraire, les fonctionnaires ont fait notamment usage de 6 grenades de désencerclement. La riposte a permis aux policiers de disperser les émeutiers.

Interpellé le lendemain

Le principal suspect identifié comme ayant pris part à cet affrontement a été interpellé dès le lendemain. Malgré son comportement en garde à vue – il a uriné dans sa cellule et détruit ses chaussures – le jeune homme a reconnu les faits devant les enquêteurs.


Son procès s’est tenu par écran interposé depuis une salle vidéo de la prison. Face caméra, le prévenu, qui souffre de troubles psychiatriques, a avoué qu’il en voulait à une policière qui se trouvait dans le fourgon ce soir-là. Elle aurait tenté de le verbaliser pour non-présentation d’attestation de déplacement dérogatoire, selon lui, et il aurait voulu en découdre.

Maintien en détention

Le ministère public a requis à son encontre une peine d’un an de prison dont six mois ferme, après avoir rappelé que les policiers étaient régulièrement victimes de violences dans les Yvelines, notamment par des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles. Le tribunal a suivi ces réquisitions, et a assortie cette peine de son maintien en détention.