Yvelines : Les « étudiants » en garde à vue étaient des militaires de l’opération Sentinelle


Illustration. (NeydtStock / Shutterstock)

La supercherie a été dévoilée, lorsque l’État-Major de l’opération Sentinelle a téléphoné au commissariat.


Mercredi vers 19 heures à Versailles (Yvelines), un policier municipal du centre de supervision urbain (CSU) a repéré quatre individus au comportement suspect, via les caméras de vidéoprotection de la ville. Un équipage de la Police Nationale a été envoyé sur place pour les contrôler.

Ils fumaient un joint de cannabis

Lorsque les policiers sont arrivés dans ce parc public situé rue de Noailles, ils ont rapidement localisé les quatre jeunes hommes. Ces derniers, âgés de 20 à 24 ans, se sont laissés contrôler sans difficulté.

Les fonctionnaires ont trouvé sur eux un joint et un morceau de 5 grammes de résine de cannabis.

Ils se font passer pour des étudiants

Les quatre suspects ont été interpellés et conduits au commissariat. Devant l’officier de police judiciaire (OPJ), qui les a placés en garde à vue, ils ont affirmé être des étudiants.

Malheureusement pour eux, la supercherie n’a pas duré.

L’État-Major appelle le commissariat

Vers 1 heure du matin, l’État-Major de l’opération Sentinelle a téléphoné au commissariat de police, révèle Le Parisien. Le militaire au bout du fil a expliqué qu’il était à la recherche de quatre soldats qui manquaient à l’appel.

Rapidement, le lien a été fait entre les quatre « étudiants » en garde à vue et les militaires disparus.

Ce jeudi matin, les quatre soldats, qui auraient dû être en patrouille Sentinelle dans les rues des Yvelines, étaient toujours en garde à vue. Le Parquet devrait décider de leur sort judiciaire dans la journée, avant d’être remis à leur hiérachie militaire.