Yvelines : Un entraîneur d’athlétisme mis en examen, soupçonné d’avoir violé 7 adolescentes


Illustration. (Shutterstock / Melinda Nagy)

La justice soupçonne un quadragénaire d’avoir violé sept adolescentes dont il avait la charge à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), entre 2011 et 2019.

Un entraîneur d’athlétisme, âgé de 42 ans, a été mis en examen pour viol en milieu de semaine dernière à Versailles. Employé par le Club athlétique de l’Ouest (CAO) à Saint-Germain-en-Laye, l’homme est soupçonné d’avoir violé au moins sept adolescentes, rapporte Le Parisien.

En tant qu’éducateur sportif, il avait autorité sur les plaignantes, âgées de 16 à 17 ans. Les faits dénoncés se seraient déroulés entre 2011 et 2019. Le quadragénaire mis en examen a été libéré et placé sous contrôle judiciaire.

Les faits dénoncés, particulièrement graves, ont été mis au jour le 30 décembre dernier, lorsqu’un cadre technique de la Ligue Île-de-France d’athlétisme (LIFA) a reçu un appel téléphonique de la part d’un ancien membre du club. Son interlocuteur lui a expliqué que des filles du CAO ont pris conscience collectivement des abus dont elles sont victimes, précise le quotidien francilien.

Une emprise psychologique

Aussitôt, le cadre a fait remonter l’information à la direction technique nationale et à la présidence de la Ligue. Dès le lendemain, Arnaud Péricard, le maire (DVD) de la ville qui a été informé à son tour, a décidé d’aviser le commissariat de police local et le procureur de la République.


Le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour « harcèlement sexuel » et « viol commis sur un mineur de plus de 15 ans », qu’il a confiée aux policiers de la Sûreté urbaine de Saint-Germain-en-Laye. Les enquêteurs se sont attachés à recueillir des témoignages de potentielles victimes.

Celles-ci ont expliqué qu’elles n’avaient pas su résister aux exigences sexuelles de leur professeur d’athlétisme sur le moment, mais qu’elle ont pris conscience de cette situation malsaine a posteriori. Usant de son emprise psychologique sur les adolescentes, l’éducateur les conduisait dans des hôtels à bas coût pour abuser d’elles, d’après les témoignages recueillis.

Une affaire au long cours

Toute la difficulté pour caractériser ces faits criminels est d’établir le non-consentement pour des mineures âgées de plus de 15 ans, d’après une source proche du dossier citée par Le Parisien, sachant qu’elles n’ont subi aucune violence ou contrainte physique.

Le suspect a été convoqué mardi dernier au commissariat de police, avant d’être placé en garde à vue et auditionné durant 48 heures. Le professeur d’athlétisme a nié toute forme de contrainte, assurant que les jeunes filles étaient consentantes. Il a même déclaré que « ces relations étaient de notoriété publique et acceptées avec bienveillance par les parents des adolescentes », selon cette source.

Les enquêteurs travaillent désormais sur cette enquête au long cours, dans laquelle ils devraient notamment auditionner environ 300 personnes qui ont côtoyé de près ou de loin le suspect.