Yvelines : Une cinquantaine d’émeutiers armés de cocktails Molotov attirent la police dans un guet-apens à Sartrouville


Illustration. (photo Remy Buisine ©)

Encagoulés et armés de barres de fer et de cocktails Molotov, une cinquantaine d’individus ont attiré les policiers dans un guet-apens, pour se venger de l’interpellation d’un de leurs amis la veille.

Pompiers et policiers ont dû intervenir dans le quartier des Indes à Sartrouville (Yvelines) ce mardi soir. Une quinzaine de poubelles, deux scooters et une voiture venaient d’être incendiées.

Ce sont des opérateurs du Centre de supervision urbaine (CSU) qui ont donné l’alerte. Ils venaient de repérer une cinquantaine d’émeutiers via le réseau de caméras de surveillance de la ville, selon une source policière.

Les policiers stoppent leur progression

Vers 22h45, lorsqu’ils sont arrivés dans la rue du 8 mai 1945, les intervenants ont vu sur leur route un barrage constitué de poubelles en feu et des tas de pierres de ballast, ramassées sur la voie ferrée voisine.

Flairant le piège et constatant que les incendies ne présentaient pas de risque de propagation, ils se sont tenus à distance, relate Le Parisien.


Une vingtaine d’individus donnent l’assaut

Des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) sont venus d’Argenteuil (Val-d’Oise) prêter main forte à leurs collègues. Dès leur arrivée, ils ont été pris à partie au niveau de la rue Paul-Bert, faisant l’objet de tirs de mortier d’artifice et de jets de projectiles. Les fonctionnaires sont parvenus à esquiver l’attaque.

Peu après minuit, alors que le piège tendu n’avait pas fonctionné, une vingtaine d’assaillants ont attaqué les policiers avec notamment de nouveaux tirs de mortiers d’artifice. En riposte, les fonctionnaires ont utilisé des grenades lacrymogènes, parvenant à repousser l’assaut.

Vers minuit et demi, les pompiers, appelés pour porter secours à un malade en détresse respiratoire au niveau de la rue André-Malraux, ont pu intervenir et le prendre en charge. Le quartier n’a retrouvé son calme que vers 1h45.

Ils comptaient se venger d’une interpellation

Le piège tendu par les émeutiers avait pour but de venger l’interpellation de l’un des leurs, qui avait eu lieu la veille vers 23 heures, selon le quotidien francilien. Un individu juché sur un scooter avait été pris en chasse par des policiers.

Le fuyard s’était réfugié rue Georges-Méliès, où un attroupement de jeunes gens hostiles à l’intervention de la police s’était formé. Des renforts et l’usage de lanceur de balles de défense et de grenades lacrymogènes avaient permis aux fonctionnaires d’interpeller le mis en cause et de s’extraire du quartier.

Malgré les mesures de confinement imposées à la population, les affrontements entre jeunes et forces de l’ordre se multiplient dans les Yvelines. Certaines villes comme Chanteloup-les-Vignes, Mantes-la-Jolie ou Trappes sont confrontées à un non-respect habituel des mesures de confinement de la part de ces bandes.