Yvelines : Une femme ligotée et torturée avec une batterie de voiture par son mari, 3 ans de prison ferme


Illustration. (Shutterstock / Stokkete)

Le prévenu a nié en bloc les faits qui lui étaient reprochés, mais le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) l’a reconnu coupable et condamné à une peine de prison ferme.


Une scène de torture s’est produite dans une maison de Rambouillet durant le week-end dernier. En pleine nuit, un homme de 42 ans a ligoté son épouse avant de lui accrocher des pinces métalliques aux poignets, reliées à une batterie de voiture, rapporte Le Parisien.

Le tortionnaire a infligé des décharges électriques à la victime, lui causant des brûlures aux poignets. Un acte de torture au cours duquel il lui intimait l’ordre de « tout lui dire ». Les policiers du commissariat local ont été avisés de ces faits gravissimes ce vendredi vers midi, par la victime elle-même.

Il réfute toutes les accusations

Son conjoint a été interpellé au domicile familial puis placé en garde à vue. À son terme, il a fait l’objet d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Versailles qui l’a condamné à 4 ans de prison dont 3 ans ferme.

Aussi bien face aux enquêteurs que face aux magistrats, le quadragénaire a nié les faits qui lui étaient reprochés. Assurant qu’il n’aurait « jamais pu faire une chose pareille », il a laissé entendre que son épouse, en arrêt maladie longue durée, aurait pu inventer toute cette histoire.


Interrogé sur la présence de traces de brûlures sur les poignets de la victime et d’ecchymoses sur ses bras, le prévenu n’a pas trouvé d’explication à fournir, tout en assurant être étranger à ces violences.

La piste de l’acte commis par jalousie écartée

Malgré les déclarations de la victime sur les propos que cet homme aurait tenus durant la séance de torture, la piste d’un acte dicté par la jalousie n’est pas privilégiée. Le couple habite dans le même logement mais vit séparé depuis environ trois ans, et l’homme a d’ailleurs fait lui-même une demande de divorce.

D’après une expertise psychiatrique effectuée sur lui, le prévenu ne souffre pas de pathologie mentale. Les magistrats l’ont donc reconnu coupable et ont assorti sa sentence à un mandat de dépôt, qui l’a conduit directement en prison à l’issue de son procès.