1er-Mai à Paris : Des casseurs ont «attaqué» l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière


Des CRS le 1er mai 2019 à Paris. (photo ministère de l'Intérieur)

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a déclaré que l’hôpital avait été « attaqué ».


De nombreux incidents ont éclaté durant la manifestation parisienne du 1er-Mai entre le quartier Montparnasse et la place d’Italie. Plusieurs centaines de black blocs se sont introduits dans le cortège et les forces de l’ordre ont été prise à partie à de nombreuses reprises. Des dégradations ont également été commises dans les rues de la capitale.

En fin de journée, le ministre de l’Intérieur a indiqué que l’hôpital de la Pitié Salpêtrière (XIIIe) avait été la cible de casseurs. Une cinquantaine de ces individus ont tenté de pénétrer dans l’hôpital et dans le service de réanimation chirurgicale.

« Des gens ont attaqué un hôpital, des infirmières ont dû préserver le service de réanimation », s’est indigné Christophe Castaner lors d’une conférence de presse devant l’hôpital, en fin de journée.

« Une tentative d’intrusion violente »

« Plein soutien aux équipes de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière qui ont fait face à une bande de manifestants/casseurs dans une tentative d’intrusion violente dans le service de réanimation chirurgicale », a écrit Martin Hirsch, directeur de l’APHP, sur Twitter.

C’est en tentant de repousser ces casseurs qu’un capitaine de police affecté à la CRS 27 de Toulouse a reçu un pavé à la tête. Sérieusement blessé, il a été hospitalisé en état d’urgence relative. Deux autres CRS ont été blessés à Paris.

Les dizaines d’individus qui ont tenté de pénétrer dans l’hôpital ont tous été interpellés selon nos informations.

« La discussion n’était pas possible, il y avait des gestes violents et menaçants »

Interrogée par France Inter, la directrice de l’hôpital Marie-Anne Ruder a expliqué qu’elle s’était rendue à l’endroit où les casseurs tentaient de forcer le passage. « Je me suis immédiatement rendue sur place, et lorsque je suis arrivée, la grille était forcée, la chaîne avait cédé, et des dizaines de personnes étaient en train d’entrer dans l’enceinte de l’hôpital ».

Elle explique ensuite avoir tenté de discuter avec les individus, en vain. « La discussion n’était pas possible, il y avait des gestes violents et menaçants. Au regard de la situation, j’ai décidé d’appeler les services de police, car je voyais qu’on ne maîtrisait plus du tout ».

Dans le même temps, une trentaine de personnes ont tenté de pénétrer dans le service de réanimation chirurgicale raconte-elle. Un service particulièrement sensible où des patients reçoivent des soins intensifs.

« Fort heureusement, le personnel – une dizaine de médecins, infirmiers, aides-soignants et internes – a eu le réflexe de se mettre derrière la porte pour empêcher l’intrusion » a-t-elle ajouté.