Affaire Griveaux : Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo ont été déférés au parquet


Pitor Pavlenski et Alexandra De Taddeo (à gauche) ont été déférés au parquet ce lundi soir. (DR)

L’activiste russe Piotr Pavlenski et sa compagne ont été déférés au parquet en vue de l’ouverture d’une information judiciaire.

Fin de garde à vue pour Piotr Pavlenski, 35 ans, et Alexandra de Taddeo, 29 ans. Ces derniers ont été déférés au parquet de Paris ce lundi en fin de journée. Le mis en cause a reconnu être à l’origine de la mise en ligne des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, dont sa compagne était destinataire. Les deux mis en cause pourraient être mis en examen.

Piotr Pavlenski avait été interpellé ce samedi dans le XVIe arrondissement de Paris, initialement pour des faits de violences datant du 31 décembre dernier. Sa compagne a été interpellée plus tard, à son tour, et le couple a été placé en garde à vue pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « diffusion sans l’accord de la personne d’images à caractère sexuel ».

Les messages et vidéos de Benjamin Griveaux proviendraient d’une discussion privée sur Messenger (la messagerie de Facebook) entre Benjamin Griveaux et Alexandra de Taddeo, en mai 2018.

Le mis en cause a gardé le silence, sa compagne affirme ne pas avoir pris part à la diffusion

Selon Le Parisien, Piotr Pavlenski a gardé le silence face aux enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance à la personne de la police judiciaire parisienne.


De son côté, sa compagne a affirmé ne pas avoir pris part à la mise en ligne des vidéos, expliquant qu’elle avait découvert leur diffusion qu’a posteriori. La jeune femme de 29 ans a toutefois expliqué qu’elle voyait dans cette initiative, une façon de dénoncer ce qu’elle considère comme de l’hypocrisie de la part de certains hommes politiques.

Toujours selon le quotidien francilien, Alexandra De Taddeo a indiqué qu’elle n’avait pas d’animosité envers Benjamin Griveaux. Durant cette enquête, les policiers ont également recueilli les éléments techniques de leur téléphone respectif auxquels les deux mis en cause pourraient être confrontés.