Affaire Mia : les quatre suspects ont évoqué des attaques à l’explosif contre des centres de vaccination


Le siège de la DGSI à Levallois-Perret. (photo Ip3 Press/Maxppp ©)

Les quatre hommes soupçonnés de l’enlèvement de la petite Mia dans les Vosges, auraient envisagé des actions violentes visant notamment des centres de vaccination. Ils faisaient l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste (PNAT).

Quatre suspects sont déférés ce vendredi après-midi a annoncé le procureur de la République d’Épinal, Nicolas Heitz. Ils sont poursuivis pour « enlèvement de mineur de moins de 15 ans en bande organisée » et risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Les forces de l’ordre sont toujours à la recherche de Mia, 8 ans, et sa mère, qui pourraient avoir fui à l’étranger.

Au cours des investigations, qui sont toujours en cours, les enquêteurs de la section de recherche de Nancy ont appris que les quatre suspects faisaient déjà l’objet d’une enquête préliminaire du PNAT, pour « association de malfaiteurs terroriste », qui avait été confiée aux policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Ils envisageaient d’autres enlèvements d’enfants

Les enquêteurs ont découvert des échanges entre les quatre hommes dans lesquels ils évoquent un projet d’actions violentes, notamment des attaques à l’explosif visant des centres de vaccination contre la Covid-19 selon BFMTV. Au domicile de l’un des mis en cause, les gendarmes ont mis la main sur des « éléments entrant dans la conception d’explosifs » a détaillé le procureur.

Les mis en cause envisageaient également d’autres enlèvements d’enfants pris en charge par les services sociaux, estimant que ces institutions sont dangereuses ajoute la chaîne d’informations. La thèse d’un réseau pédophile alimenté par les services de l’État a aussi été abordée par le quatuor, qui a évoqué un système fabriqué pour des élites « pédosatanistes ».

Des théories qui rejoignent celles du QAnon, une mouvance conspirationniste d’ultra-droite venue des États-Unis, née à la fin 2017 sur internet. En , une note interne du FBI appelait à surveiller la mouvance comme source potentielle de terrorisme intérieur.