Affaire Michel Zecler : Gérald Darmanin pointe la «dignité sélective» de Griezmann et Mbappé


Gérald Darmanin le 22 juillet 2020. (photo Ludovic Marin/POOL/EPA/Newscom/MaxPPP)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’a pas manqué de revenir sur les déclarations des deux footballeurs de l’équipe de France ce jeudi matin et évoque une « dignité sélective ».


La réaction des deux champions du monde, Antoine Griezmann et Kylian Mbappé, ainsi que celle de d’autres sportifs au sujet de l’affaire Michel Zecler, ne sont pas passées inaperçues. Gérald Darmanin qui était ce jeudi matin invité sur RTL est revenu sur leurs déclarations, largement partagées sur les réseaux sociaux la semaine dernière. « J’ai mal à ma France ! », avait tweeté Antoine Griezmann, en taguant le ministre de l’Intérieur.

Ce dernier s’est rendu sur le site Bessières à Paris (XVIIe) ce mardi, à la rencontre des nombreux policiers blessés ce samedi lors de la manifestation contre le projet de loi « sécurité globale ». L’occasion pour Gérald Darmanin de préciser au Parisien « avoir eu mal à ma France en n’entendant aucune réaction de footballeurs millionnaires au sujet des 98 policiers blessés samedi » en France.

Ce jeudi matin, le ministre n’a pas manqué de pointer la « dignité sélective » des sportifs, en faisant allusion au manque de soutien envers les forces de l’ordre. Interrogé sur cette phrase citée par le quotidien francilien, Gérald Darmanin a précisé le fond de sa pensée : « Je condamne [les violences des policiers sur le producteur] et la police de la République n’a pas à avoir de doute sur sa déontologie ».

« Pour respecter, il faut être respectable. C’est ce que je dis aux policiers et aux gendarmes. En même temps, je trouve que certains ont la dignité sélective. On peut aussi être particulièrement blessé à ce que représente notre pays, le drapeau français lorsqu’on voit une commissaire de police qui doit désormais porter une attelle en fer à la place de son bras parce qu’elle a pris un pavé alors qu’elle essayait de secourir des personnes, qu’un major de 50 ans a été roué de coups à terre et que, plutôt de lui porter secours, on prend son téléphone et on filme. Quand j’étais petit, on me disait qu’il fallait aider les policiers. Je regrette parfois la dérive d’une partie de la société », a-t-il poursuivi.