Saint-Quentin : Un chauffeur de bus frappé après avoir demandé à un usager de mettre un masque et payer son ticket


Illustration. (Adobe Stock)

Un homme âgé de 34 ans a été placé en garde à vue pour s’en être violemment pris au conducteur du bus dans lequel il se trouvait.

Le chauffeur d’un bus de Saint-Quentin (Aisne) avait décidé de ne pas laisser un usager pénétrer dans son véhicule sans masque et sans avoir payé un titre de transport. Des demandes totalement légitimes, qui n’ont pas été au goût de cet homme.

Il était environ 14h20 ce jeudi lorsqu’un usager est monté à bord d’un bus de la ville. Le chauffeur lui a alors demandé de ce couvrir le visage, comme la loi l’exige dans les transports en commun, mais également de payer son ticket de transport. Après avoir protesté, l’homme a finalement accepté de se conformer aux règlements.

Il frappe le conducteur au visage et le fait chuter au sol

Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là. A l’arrêt suivant, du 19 mars 1962, près du centre commercial Cora, l’homme est revenu à la hauteur du conducteur et lui a porté un coup de poing au visage. L’agresseur a été gêné par le plexiglas installé pour lutter contre le coronavirus.

Le chauffeur est sorti dans la rue, craignant de recevoir d’autres coups. L’agresseur en a profité pour le frapper à nouveau en plein visage, avant de le faire chuter au sol et de prendre la fuite.


Déjà connu des services de police

Des témoins ont alerté la police et ont donné une description de l’auteur des faits. L’homme a été interpellé vers 14h45. Âgé de 34 ans et déjà connu des services de police, il a été placé en garde à vue.

La victime légèrement blessée a été conduite à l’hôpital et son Incapacité totale de travail (ITT) n’est pas encore connue. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Saint-Quentin.

Cette affaire n’est pas sans rappeler celle de Bayonne (Pyrénées-Atlantique) au début du mois, dans laquelle un chauffeur de bus de 59 ans, Philippe Monguillot, a été lynché à mort par plusieurs individus. Quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans ce dossier.