Alsace : Pendant plus de 10 ans, elle cache le cadavre de sa mère pour toucher sa retraite


Illustration. (pixabay)

Une femme de 58 ans a été condamnée à une peine de prison par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) pour escroquerie. Pendant plus de 10 ans, cette dernière a dissimulé le cadavre de sa mère décédée en 2006, pour continuer à toucher sa retraite.

Durant plus de dix années, cette femme de 58 ans a perçu plus de 170 000 euros. La prévenue a caché le cadavre de sa mère dans le garage de la maison familiale à Erckartswiller, sous une dalle de béton, avec une importante quantité de prospectus publicitaires.

C’est par l’intermédiaire de ces prospectus que les enquêteurs sont parvenus à déterminer en quelle année la défunte était décédée. Lors de son jugement ce jeudi au tribunal correctionnel de Saverne, la prévenue, Marie-Rose Meyer, n’a de son côté pas su donner la date exacte du décès de sa mère.

Inquiète, sa petite-fille a signalé sa disparition

Le décès de la victime a été découvert suite à l’alerte donnée par sa petite-fille qui cherchait à la revoir. Elle a alors signalé sa disparition à la gendarmerie de Bouxwiller raconte Les Dernières nouvelles d’Alsace. Une enquête avait alors été ouverte.

Les causes du décès de la mère de famille restent indéterminées : « Un médecin légiste a réalisé une autopsie sur le corps de votre mère, mais n’a pu établir si elle était décédée de mort naturelle ou à la suite de mauvais traitements », a détaillé le substitut du procureur lors du jugement.


Entre 2006 et 2017, la prévenue a perçu près de 170 000 euros en falsifiant la signature de sa mère, au préjudice de la CARSAT (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail). « J’étais prise dans un engrenage, je ne savais plus comment faire marche arrière », a-t-elle justifié à la barre.

Quatre ans de prison

Le parquet avait requis une peine de de trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis contre la prévenue.

Cette dernière a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis et une mise à l’épreuve de trois ans, avec obligations de travailler et de rembourser. Elle n’a pas été écrouée, sa peine va être aménagée.