Ancienne commandante des renseignements tuée dans les Hautes-Alpes : son fils est passé aux aveux


Illustration. (Adobe Stock / AUFORT Jérome)

Le fils de 16 ans de la policière qui était à la retraite, a reconnu les faits durant sa garde à vue. La victime avait été retrouvée morte à son domicile ce mardi.

L’ancienne commandante des renseignements territoriaux (RT) des Hautes-Alpes, Martine Bertrand, 57 ans, a été retrouvée morte à son domicile de Montgardin, près de Gap ce mardi après-midi après plusieurs heures de recherche. Une enquête pour « homicide volontaire » avait été rapidement ouverte.

Son corps était dissimulé entre les volets et une porte vitrée de l’habitation. La victime avait un sac plastique sur la tête ainsi qu’une laisse de chien et un câble électrique autour du cou. Les gendarmes ont fait la macabre découverte après avoir placé le fils de la défunte, qui est âgé de 16 ans, en garde à vue ce lundi dans une affaire de stupéfiants. Les militaires voulaient aviser sa mère mais cette dernière n’a jamais répondu.

L’adolescent a de nouveau été placé en garde à vue ce mardi, cette fois pour homicide volontaire. Il a peu après reconnu les faits. « Le fils de 16 ans de l’ancienne cheffe du Renseignement territorial des Hautes-Alpes, retrouvée morte à son domicile, a reconnu ce mercredi 28 octobre en garde à vue avoir tué sa mère », a annoncé le parquet de Gap.

Il avait la carte bancaire et le téléphone de sa mère

Les circonstances du meurtre restent encore à déterminer. Le mis en cause « a reconnu avoir tué sa mère dans des circonstances qui devront être précisées au regard notamment des éléments médicaux légaux et de l’autopsie », a poursuivi le parquet. L’adolescent était en possession de la carte bancaire et du téléphone de sa mère lorsqu’il a été interpellé. Lundi, il était en possession de 30 grammes d’herbe de cannabis lorsqu’il a été arrêté et placé en garde à vue.


Le parquet avait indiqué ce mardi que « l’intervention d’un tiers » ne faisait « aucun doute » dans cette affaire d’homicide volontaire. Une autopsie doit également être pratiquée afin de déterminer les circonstances exactes du décès de l’ancienne policière, qui était à la retraite depuis juillet dernier.

Le procureur de la République de Gap, Florent Crouhy, a annoncé « se dessaisir au profit du pôle criminel du parquet de Grenoble ». Le tueur présumé sera déféré ce mercredi après-midi pour être présenté à un juge du pôle criminel, en vue de sa mise en examen.