Attaque à la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie : des pièces importantes du trésor ont été volées


Le trésor de la cathédrale a été en partie dérobé dans la nuit de dimanche à lundi. (photo datant de 2018 / Joël Adam ©)

L’attaque de la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) a été bien préparée par les malfaiteurs qui ont agi en pleine nuit. Ces derniers sont parvenus à emporter une partie du trésor de l’édifice, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Les pertes sont « considérables » a indiqué le maire de la commune.

Le commando de trois individus encagoulés est passé par une porte latérale de la cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie, en utilisant une voiture-bélier sur laquelle un tronc d’arbre avait été installé. Il était environ 2 heures du matin dans la nuit de dimanche à lundi lorsque les faits se sont produits.

La porte en bois renforcée en métal a cédé et les malfaiteurs ont pénétré dans l’édifice. A l’intérieur, ils ont scié deux barreaux pour accéder à la chapelle et ont brisé les vitres derrière lesquelles se trouvaient le trésor. Les voleurs auraient utilisé une meuleuse pour venir à bout des barreaux, causant un début d’incendie sur un rideau.

Des objets d’orfèvrerie, d’ébénisterie et de vêtements liturgiques

C’est un riverain qui habite près de la cathédrale qui a alerté les gendarmes ainsi que le maire, Hervé Lucbéreilh. Les malfaiteurs avaient déjà quitté les lieux à l’arrivée des forces de l’ordre. Pour l’heure, aucune estimation du vol et des dégâts n’a été donnée par les autorités et un inventaire est en cours.

Les premiers éléments ont rapidement montré qu’une partie maîtresse du trésor avait été dérobée. Il s’agit d’objets d’orfèvrerie, d’ébénisterie, et de vêtements liturgiques dont les éléments principaux ont disparu.


(photo datant de 2018 / Joël Adam ©)
(photo datant de 2018 / Joël Adam ©)

« Ils n’ont volé que la plus précieuse [chape] qui datait du XVIème siècle »

« Certaines pièces sont uniques, comme l’ostensoir de Saint Grat, et aucune assurance ne les remplacera », a confié Hervé Lucbéreilh au Figaro, ajoutant qu’il s’agissait d’un « préjudice considérable ». De son côté, le Père Jean-Marie Barennes, curé de la paroisse, a précisé que les malfaiteurs étaient « manifestement des connaisseurs ». « Parmi les dizaines de chapes, [des capes liturgiques], ils n’ont volé que la plus précieuse qui datait du XVIème siècle », a-t-il aussi expliqué au quotidien.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Pau et la police scientifique s’est rendue sur les lieux dans la matinée afin de prélever un maximum de traces et indices.