Besançon : 5 ans de prison pour avoir percuté et gravement blessé un policier lors d’un rodéo sauvage


Illustration. (Jose Hernandez/Camera 51/shutterstock)

Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) avait été percuté et gravement blessé par un homme de 20 ans à scooter, à Besançon (Doubs), dans la nuit 1er au 2 juillet dernier, lors d’une intervention. Le prévenu a écopé d’une peine de cinq ans de prison ferme.

Il a nié les faits mais cela n’a pas suffi face aux éléments le mettant directement en cause. Un jeune homme de 20 ans a été jugé dans le cadre d’une comparution immédiate ce mercredi au tribunal de Besançon, pour avoir volontairement percuté et grièvement blessé un policier durant un rodéo sauvage, dans le quartier de Saint-Claude.

Les faits se sont produits dans la nuit du 1er au 2 juillet dernier. Les policiers de la BAC avaient été appelés pour des individus en plein rodéo urbain, ainsi que pour des tirs de mortiers d’artifice. A peine arrivé, l’un des fonctionnaires de 38 ans a été brutalement renversé par deux individus à scooter, qui ont pris la fuite. Le policier « souffre de blessures sérieuses aux membres inférieurs et il existe une inquiétude sur la possibilité qu’il retrouve l’intégral usage de ses jambes », avait annoncé le lendemain le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Doubs, Yves Cellier. La victime est gravement blessée à un genou.

Lors de son jugement, le prévenu a répondu aux questions du tribunal avec désinvolture indique Le Parisien. Il a nié les faits, affirmant qu’il ne savait pas qui étaient les deux auteurs et qu’il « ne veut pas le savoir », car « ça n’est pas son problème ».

Une empreinte et deux témoins

Pourtant, l’une de ses empreintes a été retrouvée sur le deux-roues et deux témoins l’ont formellement identifié alors qu’il conduisait le scooter sans casque, à visage découvert. Son passager présumé, un adolescent de 17 ans, avait tiré des mortiers d’artifice sur les policiers. Ce dernier n’a pas été jugé en comparution immédiate : il a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Déjà condamné neuf fois

Le procureur de la République, Étienne Manteaux, a dénoncé la « prise de pouvoir de ces jeunes dans l’espace public » et a réclamé une peine de cinq ans d’emprisonnement contre le prévenu, déjà condamné à neuf reprises par le passé. Le tribunal a suivi entièrement ses réquisitions. Le mis en cause devra également purger une peine de 13 mois de prison correspondant à des condamnations antérieures mises à exécution. En outre, sa peine a été assortie d’une interdiction de séjour dans le Doubs de trois ans.