Besançon : Il remplace le portrait d’Emmanuel Macron par un QR code, un Gilet jaune interpellé


Le portrait d'Emmanuel Macron accroché dans la mairie de Besançon a été décroché et découpé. (capture écran)

Stéphane Espic, figure des Gilets jaunes, a été interpellé et placé en garde à vue ce mercredi pour avoir remplacé le portait du chef de l’État Emmanuel Macron par un QR code, dans la mairie de Besançon (Doubs). Ses avocats dénoncent notamment une arrestation « politique ».

Une enquête a été ouverte pour « dégradation de bien public, outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique et vol ». Stéphane Espic, qui s’est fait connaître durant le mouvement des Gilets jaunes, a été interpellé ce mercredi matin vers 10 heures à Nancy (Meurthe-et-Moselle), avant d’être placé en garde à vue a annoncé le parquet de Besançon.

L’homme a décroché le portrait d’Emmanuel Macron qui se trouvait dans la mairie de Besançon, puis l’a remplacé par un QR code en forme de doigt d’honneur, pour protester contre le pass sanitaire dont l’utilisation doit être étendu à compter du 9 août prochain.

Un « acharnement » selon ses avocats

Un acte qui a été filmé et diffusé sur le groupe Facebook « soutien à la dissidence ». Le QR code porte également la mention « Non au pass sanitaire ! ». Stéphane Espic a également amené avec lui un grand homard gonflable. Le mis en cause devait être déféré ce jeudi. La mairie de Besançon a déposé plainte.

Les avocats de Stéphane Espic, Mes Juan Branco et David Libeskind estiment dans un communiqué que l’interpellation de leur client est « complètement arbitraire et politique ». Il « n’a jamais fait usage d’une quelconque violence et a toujours choisi la voie humoristique afin de faire entendre sa voix et ses revendications citoyennes ». Les deux avocats dénoncent un « acharnement » contre leur client et une interpellation « politique ».