Besançon : Un détenu tente d’étrangler une interne du CHU durant un examen, plusieurs plaintes déposées


L'hôpital Jean Minjoz, CHU de Basançon. (photo Google)

La jeune soignante s’est retrouvée seule avec le détenu qui en a profité pour l’agresser.

Un détenu de la maison d’arrêt de Besançon (Doubs) a été conduit en chambre carcérale au sein des urgences adultes et traumatologiques du CHU Jean Minjoz pour une consultation, ce jeudi vers midi.

Alors qu’il se trouvait seul avec une interne étudiante de troisième cycle, il aurait échappé à la surveillance des gardiens.

Alertés par des coups de pied dans la porte

Le patient a menacé puis agressé physiquement la jeune soignante en tentant de l’étrangler, relate France 3. Les trois surveillants pénitentiaires affectés à l’escorte du détenu sont immédiatement intervenus en entendant des coups de pieds donnés dans la porte.

L’agresseur a été maîtrisé puis remis à la police qui l’a placé en garde à vue. L’interne et les trois fonctionnaires ont déposé plainte contre lui.


Un manque de moyens dénoncé

« La jeune interne n’aurait pas dû se retrouver seule avec lui » a déploré un confrère de la soignante. Marc Paulin, responsable du syndicat Sud Santé au CHU de Besançon, souligne le manque de moyens dans les centres hospitaliers français. « On n’est pas là pour se faire tuer » a-t-il déclaré.

La direction de l’établissement a été interpellée par les organisations syndicales, déclenchant la réunion d’un CHSCT extraordinaire.

Des mesures prises par la direction

Toutes les mesures, en lien avec le psychologue et le service de santé au travail, ont été prises par le CHU pour accompagner la victime de cette agression et les personnes qui ont été impactées, a déclaré la direction de l’hôpital Minjoz.

Le service où s’est produit l’incident fait d’ailleurs l’objet d’un plan de réhabilitation de la sécurité, selon cette source. Toutefois, les organisations syndicales regrettent que le plan tarde à se mettre en place, rapporte France 3. Les services des urgences réclament davantage de moyens et sont en grève depuis 11 mois.

Une infirmière tuée le 13 février dernier

Cette agression n’est pas sans rappeler le meurtre d’une infirmière commis par un patient de l’hôpital psychiatrique de Thouars (Deux-Sèvres), il y a quelques jours.

Un jeune homme de 20 ans avait voulu s’échapper de l’unité psychiatrique dans laquelle il était interné, et avait porté un coup de couteau mortel à la soignante, âgée de 30 ans.