Besançon : Un Gilet jaune reçoit un coup de matraque à la tête, l’IGPN ouvre une enquête


Illustration. (Gérard Bottino / Shutterstock)

Les images de « Média 25 », un média qui se présente comme indépendant, dans le Doubs, montrent un policier porter un coup de matraque à la tête d’un Gilet jaune durant ce qui semble être une action de dispersion. L’IGPN a été saisie et a ouvert une enquête.


La scène s’est déroulée ce samedi en fin de journée, vers 18h30, à Besançon (Doubs) durant une manifestation de Gilets jaunes qui n’avait pas été déclarée. Sur cette vidéo de Média 25 visionnée près de 350 000 fois sur Twitter, on aperçoit plusieurs policiers arriver vers un groupe de personnes qui semblent être des manifestants. La majorité d’entre elles prennent la fuite, mais un homme portant un Gilet jaune reste sur place.

Un policier arrive alors en sa direction et lui porte un coup de bâton de défense souple à la tête. L’individu présente alors des saignements en haut du visage, au niveau de l’arcade droite. L’action se poursuit et les policiers continuent leur chemin sous les cris de plusieurs personnes.

Une personne faisant « obstacle à la progression de la police par des actes hostiles »

La préfecture du Doubs a diffusé un communiqué ce samedi évoquant le comportement du Gilet jaune qui « semble faire obstacle ». « Vers 17 heures, dans le cadre d’une opération d’interpellation d’un individu suspecté d’avoir jeté des projectiles contre les forces de l’ordre, un des policiers a utilisé son bâton de défense souple à l’encontre d’une personne ‘gilet jaune’ qui lui a semblé faire obstacle à la progression de la police par des actes d’hostilité » explique le préfet.

Un « attroupement infiltré par des casseurs »

Le communiqué fait également part d’une « manifestation non déclarée » et d’un « attroupement infiltré par des casseurs ». « Par la suite, aux abords de la préfecture et après de nombreux jets de projectiles sur les forces de l’ordre, la dispersion d’un attroupement a été ordonné après sommations » indique le récit du préfet.

« Afin d’apporter un éclairage complet sur les circonstances dans lesquels le bâton de défense souple a été employé ». L’IGPN a été saisie « afin d’apporter un éclairage complet sur les circonstances dans lesquels le bâton de défense souple a été employé ».

L’homme essayait de « ramasser une bombe lacrymogène »

Ce dimanche, la préfecture citée par Le Parisien, a précisé que l’individu « essayait de ramasser une bombe lacrymogène pour la lancer sur les forces de l’ordre ». Le Gilet jaune n’était pas leur cible ». Une grenade lacrymogène visible au sol sur les images de Média 25.

« J’ai interpellé un policier en lui disant de la ramasser »

Interrogé par L’Est-Républicain, l’homme ayant reçu le coup à la tête, Mathias, 22 ans, explique qu’il voulait « partir de là ». « J’ai vu une grenade à mes pieds. Je me suis écarté car j’ai cru qu’elle allait exploser. J’ai interpellé un policier en lui disant de la ramasser » a-t-il expliqué.

« J’ai eu 2 points de suture à l’intérieur et 6 à l’extérieur. Je suis reparti vers 1 h 30 du matin » de l’hôpital a-t-il ajouté, précisant ne pas encore avoir décidé si il allait déposer plainte.