Béziers : Les policiers tombent dans un guet-apens sur le chantier de la nouvelle école Samuel-Paty

Illustration. (photo Obatala-photography/shutterstock)

Les policiers sont tombés dans un guet-apens ce mardi soir dans la cité de la Devèze à Béziers (Hérault). Les sapeurs-pompiers ont également été pris pour cible. Des engins de chantier se trouvant sur le site de la future école Samuel-Paty ont été incendiés.

Les forces de l’ordre ont été alertées par un appel au « 17 » vers 23 heures. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Béziers se sont rendus dans la cité de la Devèze, alors que des containers avaient été incendiés par des individus, qui attendaient leur arrivée explique le Métropolitain.

Sur place, les fonctionnaires ont été la cible de jets de projectiles qui ont impacté leur véhicule. Le policier au volant d’une Peugeot 308 n’a pas eu d’autre choix que de percuter des containers en feu pour se protéger. La vingtaine d’assaillants au visage dissimulés ont ensuite incendié des engins de chantier qui se trouvaient sur le chantier de la futur école Samuel-Paty.

Des renforts ont été demandés pour faire face à cette situation d’agression, et notamment pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers. Des véhicules de la police nationale et municipales ont été envoyés sur les lieux. Les soldats du feu, également pris pour cible, sont intervenus et ont maîtrisé les incendies.

Des contrôles et des verbalisations le matin même

Un peu plus tôt dans la journée au même endroit, les policiers avaient mené des contrôles et des individus avaient été verbalisés. Les auteurs ont-ils agi en représailles, comme à Alençon (Orne), la même nuit ? « Pour l’heure nous n’avons aucune piste, mais une enquête est ouverte sous l’autorité du parquet », a indiqué le commissaire de police de Béziers, Éric Hermenier, à Midi Libre. « C’est tout simplement inadmissible, insupportable, inacceptable », a réagi le maire de la ville, Robert Ménard. « Nous n’acceptons pas qu’hier une école ait été détruite par un incendie et nous n’acceptons pas aujourd’hui qu’une autre soit la cible d’imbéciles ».

En avril dernier, les policiers avaient été visés par de nombreux tirs de mortiers d’artifice dans cette cité de la Devèze. Les forces de l’ordre étaient déjà tombées dans un guet-apens deux mois plus tôt. Deux fonctionnaires avaient été blessés.