Bouches-du-Rhône : 3 ans de prison pour avoir séquestré, ligoté et violenté son ex avec un Taser


Illustration. (wikimedia)

Un homme a séquestré son ex-femme et l’a attachée au lit, la frappant et utilisant un Taser pour lui infliger des sévices. Il a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Il était 01h30 dans la nuit de lundi à mardi lorsque une femme que nous appellerons Sandrine, qui habite Marseille, a reçu un appel de son ex-mari lui indiquant que leur fils était malade. Ce dernier qui vit à Istres et que nous avons choisi d’appeler Marc, a demandé à son ex-femme de lui ramener un médicament.

Une fois sur place, Marc a insisté pour que Sandrine monte dans son appartement raconte La Provence. Une discussion a dégénéré dans le logement, l’homme reprochant à son ex sa nouvelle situation amoureuse.

Il l’attache et la bâillonne

Marc a alors jeté son ex-femme sur son lit, avant de l’attacher et la bâillonner. Le calvaire de la victime a commencé. Elle a été frappée et l’homme a utilisé un Taser à deux reprises sur l’une de ses cuisses, alors qu’elle lui suppliait de la détacher.

Lors de l’audience au tribunal correctionnel, le prévenu et la victime sont revenus sur cette nuit de violences. Marc a reconnu les faits. « Je lui ai mis le scotch sur la bouche car elle n’arrêtait pas de crier », a-t-il avoué. « Je l’ai frappée parce que je tiens à elle », a poursuivi le prévenu.


Coups de genou et gifles

L’homme a ensuite détaché la victime mais les violences ont continué. Lorsque Sandrine lui a confié avoir embrassé un autre homme, elle a raconté avoir reçu des coups de genou ainsi que deux gifles. La victime a pu s’échapper vers 4 heures du matin.

Son avocate, Me Bourjac, qui évoque un « guet-apens », a indiqué au cours de l’audience que le prévenu avait aussi demandé à sa cliente « d’appeler son nouveau copain au cours de la nuit, pour lui dire qu’elle s’était remise avec lui [Marc] ».

3 ans de prison dont 18 mois avec sursis

Le procureur a requis quatre ans de prison dont un avec sursis à l’encontre du prévenu qui n’a jamais été condamné dans le passé.

Le tribunal correctionnel l’a finalement condamné à une peine de trois ans de prison dont 18 mois de sursis, sans mandat de dépôt. « Ne vous avisez pas d’approcher votre ex-compagne », a conclu la présidente, s’adressant à Marc.