Castres : Une adolescente de 13 ans enlevée, séquestrée et victime d’un viol collectif


Illustration. (Adobe Stock / Renee Jansoa)

Les policiers de la Sûreté urbaine de Castres (Tarn) ont procédé à plusieurs interpellation dans le cadre d’une affaire sordide. Elle a abouti à trois mises en examen pour « viol aggravé ».

C’est un foyer d’accueil d’urgence qui a alerté les policiers de Castres, le 4 juin dernier. L’une de leurs résidentes, une adolescente de 13 ans, avait été victime d’un viol collectif la veille. Cette dernière, connue comme étant fugueuse, venait de se confier. Des propos qu’elle a répétés devant les policiers de la Sûreté urbaine en charge de l’enquête, relate La Dépêche.

Elle a déclaré que ce jour-là, trois jeunes qu’elle connaissait, dont un qui était placé hébergé dans le même foyer, l’avaient emmenée de force avec eux. Ils l’avaient conduite dans une maison qu’elle a décrite comme se trouvant entre le centre-ville de Castres et le quartier Bisséous.

D’après ses dires, deux individus l’attendaient dans cette habitation, dont l’un affirmait qu’elle avait une dette envers lui de quelques dizaines d’euros de stupéfiants. Cet homme se serait d’ailleurs livré à un harcèlement par messages pour se faire rembourser.

Un pistolet sur la tempe

Il avait finalement opté pour une autre méthode pour obtenir réparation. Il a brandi un pistolet – qui s’avèrera par la suite être une réplique – et a demandé à un complice de poser le canon sur la tempe de la jeune adolescente. Il a été contrainte de pratiquer des fellations à deux amis du bourreau.


Ce n’est qu’après avoir subi ces sévices que l’adolescente est finalement parvenue à leur fausser compagnie en courant, pour se réfugier au foyer. Interpellés en plusieurs étapes, les cinq suspects âgés de 15 et 16 ans ont reconnu les faits.

Cinq mises en examen

Le parquet de Castres a ouvert une information judiciaire pour « viol aggravé », instruite par un juge du pôle criminel de Toulouse (Haute-Garonne). C’est dans ce cadre que les trois principaux agresseurs ont été mis en examen.

Ils ont été placés en détention provisoire ou dans des foyers fermés. Les deux autres suspects ont été mis en examen pour complicité et ont été placés sous contrôle judiciaire.