Castres : Une fille de 14 ans séquestrée et violentée durant un mois dans un camp de gens du voyage


Illustration. (© PHOTOPQR/NICE MATIN)

C’est au cours d’une opération de police ce mardi qu’une jeune fille de 14 ans a été libérée d’un camp de gens du voyage à Castres (Tarn). Elle était séquestrée à l’intérieur depuis plus d’un mois et était forçait d’accomplir des tâches pour une famille, subissant des violences dans le même temps.

Les policiers ont appris le 20 septembre dernier qu’une jeune fille de 14 ans était séquestrée dans le camp de gens du voyage de la Vivarié, à Castres.

Il s’agit du camp où une femme de 46 ans aurait subi le même sort durant plus d’un an. Dans cette affaire, deux suspects, une mère de 57 ans et son fils de 32 ans, ont été mis en examen pour enlèvement, séquestration, viol et proxénétisme aggravé, avant d’être placés en détention provisoire.

Libérée au cours d’une vaste opération de police

Une opération de police mobilisant 120 fonctionnaires s’est déroulée ce mardi raconte La Dépêche. Les policiers du RAID y ont participé. L’adolescente de 14 ans a été récupérée par les policiers. Cette dernière était séquestrée depuis plus d’un mois.

Elle avait fugué d’un foyer de l’enfance où elle était placée et avait fait la rencontre de jeunes issus de cette communauté plus ou moins sédentarisée sur cette aire, avant d’être retenue contre son gré dans ce camp, depuis la fin du mois d’août.


Une famille la forçait à réaliser des tâches. Elle était réduite à l’esclavage et subissait des violences physiques mais également psychologiques.

Deux suspects vont être déférés

A l’issue de l’opération de police, cinq suspects ont été interpellés dans le camp de gens du voyage par les policiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Castres. Trois ont été remis en liberté mais deux autres, une mère de 52 ans et son fils de 16 ans, se trouvaient toujours en garde à vue ce jeudi matin.

Les deux mis en cause doivent être déférés aujourd’hui au parquet en vue de leur mise en examen pour « séquestration de mineur, soustraction d’un mineur au gardien auquel il était confié, violences sur mineur de 15 ans », précise le quotidien.

L’enquête se poursuit. Les policiers pensent que d’autres victimes pourraient se trouver dans ce camp de gens du voyage.