Cédric Chouviat devait près de 40 000 euros au Trésor Public suite à 375 contraventions


Cédric Chouviat est décédé à l'hôpital peu après son interpellation le 3 janvier dernier. (capture écran vidéo)

Cédric Chouviat, 42 ans, est décédé à l’hôpital Georges Pompidou à Paris (XVe) le week-end dernier, peu après son interpellation pour outrages. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour « homicide involontaire » dans cette affaire.


Tout a débuté par un contrôle routier ce vendredi 3 janvier à Paris, vers 10 heures. Cédric Chouviat circulait à scooter lorsque les policiers ont expliqué l’avoir aperçu avec son téléphone à la main. Ces derniers ont décidé de procéder à son contrôle, après avoir averti le contrevenant une première fois.

Les forces de l’ordre ont ensuite interpellé l’homme âgé de 42 ans suite à des insultes répétées de sa part. Le quadragénaire a alors été conduit à l’hôpital dans un état critique, où il est décédé.

Ce n’était pas la première fois que Cédric Chouviat faisait l’objet d’un contrôle routier puisque ce dernier possédait trois scooters, qui ont tous été verbalisés de très nombreuses fois rapporte Le Point. Des contraventions pour des motifs multiples : excès de vitesse, franchissement de feux rouges mais également stationnement gênant sur un accès pompiers.

Son permis de conduire était annulé depuis octobre 2018

Au total, 375 procès-verbaux ont été dressés contre ce dernier, pour un montant total de près de 40 000 euros, qu’il devait au Trésor Public, la plupart des contraventions étant majorées. Par ailleurs, M. Chouviat avait fait l’objet d’une annulation de permis de conduire le 2 octobre 2018, après la perte de ses 12 points indique l’hebdomadaire.


Une annulation de permis de conduire qui n’interdisait a priori pas Cédric Chouviat de conduire un scooter de 50cc, comme celui avec lequel il se déplaçait le 3 janvier. Lors d’une annulation de ce type, la justice n’interdit généralement pas le conducteur en cause d’utiliser l’ensemble des véhicules à moteur, ce qui peut parfois être le cas suite à certains délits.

« Vous êtes des clowns, bande de guignols »

Lors de sa verbalisation pour l’utilisation de son téléphone, M. Chouviat s’est vivement emporté ont expliqué les policiers dans leurs différents rapports. « Vous n’avez que ça à faire, vous kiffez gratter les gens. Vous êtes des clowns, bande de guignols. Tu n’es rien sans ton uniforme, si tu ne l’avais pas, tu passerais un sale quart d’heure », a-t-il déclaré aux fonctionnaires, selon leur récit.

Une version des faits qui pourrait être corroborée par la vidéo de l’un des quatre policiers, qui est désormais à la disposition de l’IGPN, tout comme celle de Cédric Chouviat.

« Les premiers éléments » de l’autopsie de cet homme de 42 ans ont montré une « manifestation asphyxique avec une fracture du larynx » a indiqué le communiqué du parquet, qui a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire « du chef d’homicide involontaire ».