Cédric Jubillar reste en prison, sa demande de remise en liberté a été rejetée


Cédric Jubillar lors d'un rassemblement à Cagnac-les-Mines le 16 mai 2021, cinq mois après la disparition de son épouse. (photo Marie-Pierre Volle/PhotoPQR/Maxppp)

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse a rejeté la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar, qui reste donc en détention provisoire.

Cédric Jubillar reste derrière les barreaux. Mis en examen pour « homicide volontaire sur conjoint » le 18 juin dernier, les enquêteurs soupçonnent cet homme de 33 ans d’être directement impliqué dans la disparition de sa femme, Delphine, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines (Tarn).

Il existe des « indices graves et concordants qui permettent de penser que Cédric Jubillar est impliqué dans le meurtre de sa femme Delphine Jubillar » a précisé Corinne Chassagne, la présidente de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Toulouse.

Les avocats du suspect avaient déposé une demande de remis en liberté, estimant qu’il n’y a pas de « preuves réelles » le mettant en cause et que d’autres pistes devaient être explorées, alors même que le corps de l’infirmière n’a pas été retrouvé à ce stade des investigations.

Le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, avait détaillé les indices concordants découverts par les enquêteurs qui mettent en cause Cédric Jubillar, lors de sa conférence de presse le 18 juin. Par ailleurs, le mis en cause aurait déclaré à au moins cinq personnes différentes sa volonté de « tuer » son épouse Delphine si cette dernière venait à le quitter ou à partir. « Je vais la tuer, je connais un endroit où on ne la trouvera jamais », aurait-il également certifié.