Compiègne : Les policiers attaqués aux mortiers d’artifice, un agent sérieusement blessé au visage

Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock).

Une patrouille de police a été attaquée aux mortiers d’artifice ce mardi après-midi à Compiègne, dans le quartier du Clos-des-Roses. Un agent a été sérieusement blessé au visage par l’un des engins pyrotechniques. Il souffre d’une fracture du nez. Trois suspects ont été interpellés et placés en garde à vue peu après.

Quatre policiers en patrouille dans le quartier du Clos-des-Roses, au niveau du square Berlioz, ont été visés par de nombreux tirs de mortiers d’artifice vers midi ce mardi a appris Actu17, confirmant une information du Courrier Picard. « C’était une opération du quotidien, on est sur de la présence policière, à proximité d’un point de deal », a précisé la procureure de la République, Marie-Céline Lawrysz, à nos confrères.

Le groupe d’auteurs auraient tiré plusieurs dizaines de mortiers d’artifice. L’un a touché un fonctionnaire en plein visage. Ce dernier souffre d’une fracture du nez notamment et a été transporté à l’hôpital sans que ses jours ne soient en danger.

Des renforts de police sont arrivés sur place pour retrouver les agresseurs. Des immeubles ont été investis et après des recherches dans 80 appartements, trois suspects de 18 et 17 ans ont été interpellés dans l’un des logements. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir jeté par la fenêtre un carton contenant 19 tubes de mortiers d’artifice, en voyant les forces de l’ordre arriver. A l’intérieur, les policiers ont aussi découvert 44 grammes d’héroïne et 42 grammes de résine de cannabis, ainsi que quelques centaines d’euros en numéraire.

Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de sûreté urbaine (BSU) du commissariat de Compiègne, qui permettra de déterminer si les trois individus ont participé à cette attaque visant les quatre policiers.

Des violences urbaines à répétition

Des CRS ont été déployés dans le quartier du Clos-des-Roses dans l’après-midi, en sécurisation. De nombreuses violences urbaines ont été signalées à cet endroit durant le mois de novembre. En août dernier, les policiers avaient été encerclés alors qu’ils allaient procéder à un contrôle. Un bloc de béton avait été jeté sur le capot de la voiture de la brigade anticriminalité (BAC), heureusement sans faire de blessé.