Confinement : À Paris, un passant contrôlé n’avait pas d’attestation de sortie… mais un sac rempli de cannabis


Illustration. (Shutterstock)

Un simple contrôle a conduit au placement en garde à vue d’un homme de 18 ans à Paris, ce jeudi matin. Ce dernier n’avait pas d’attestation de déplacement mais transportait un sac rempli d’herbe de cannabis.

Comme chaque jour, les forces de l’ordre procèdent à de nombreux contrôles partout en France afin de s’assurer que les mesures de confinement liées à la pandémie de coronavirus sont respectées. Ces vérifications entraînent parfois d’étonnantes découvertes. C’est ce qui s’est passé ce jeudi matin dans le XXe arrondissement de Paris, lorsqu’une patrouille de police a contrôlé un jeune homme vers 10h30, dans la rue de Terre Neuve.

Le passant avait une brique de jus de fruit mais aussi un sac plastique. A première vue, il venait de faire quelques courses. Mais une odeur suspecte a attiré la curiosité des policiers, d’autant que le jeune homme n’avait pas d’attestation dérogatoire de déplacement, ni de pièce d’identité.

Il a expliqué aux policiers qu’il était âgé de 18 ans et que, malgré cette odeur, il n’avait pas de produits stupéfiants sur lui.

100 grammes d’herbe de cannabis achetés 400 euros

A la demande des policiers dont l’un était Officier de police judiciaire (OPJ), l’homme a ouvert son sac, dans lequel se trouvait de l’herbe de cannabis. Il a été interpellé et placé en garde à vue.


Lors de son audition, le mis en cause a avoué qu’il venait d’acheter 100 grammes d’herbe de cannabis au prix de 400 euros, lorsqu’il a été contrôlé. Un achat réalisé dans le quartier de Gallieni à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) pour sa consommation personnelle selon ses explications, mais également parce qu’il a appris qu’il était de plus en plus difficile de se fournir en cannabis ces derniers temps, à cause du confinement.

Remis en liberté et convoqué en juin au tribunal

Aucune perquisition n’a été ordonnée au domicile du jeune homme domicilié dans le XXe arrondissement, au vu de la crise sanitaire. A la mi-mars, le ministère de la Justice a en effet diffusé une note à l’attention des juridictions, indiquant notamment que « la priorité sera donnée aux enquêtes de flagrance présentant un fort enjeu en termes d’ordre public et nécessitant une réponse judiciaire immédiate ».

Le mis en cause a été remis en liberté ce jeudi soir. Il est convoqué le 18 juin prochain au tribunal de Paris dans le cadre d’une composition pénale, une procédure qui permet au procureur de la République de proposer une ou plusieurs sanctions à une personne qui reconnaît les faits, et ainsi d’éviter un procès.