Confinement : Elle crache sur les policiers lors d’un contrôle en affirmant qu’elle a le Covid-19


Une verbalisation pour non-respect des règles de déplacement durant le confinement. (Twitter / @prefpolice)

Un simple contrôle des déplacements, durant cette période de confinement, a totalement dégénéré. Irascible, une automobiliste s’est déchaînée sur les policiers. Elle dort désormais en prison.


Le contrôle en question a eu lieu lundi à Longjumeau (Essonne) et était mené par des policiers municipaux. La conductrice, dépourvue d’attestation de déplacement dérogatoire, allait être verbalisée quand elle est entrée dans une terrible colère.

Des menaces, des injures et un crachat

« Sale chiens, fils de p…, bande de sales blanc », les policiers municipaux ont été insultés de tous les noms, avant d’être la cible de menaces. Ils ont demandé le renfort des policiers nationaux. Alors que la femme tentait de s’enfuir, un équipage de la brigade anticriminalité (BAC) de Longjumeau est arrivée pour leur prêter main forte.

Les fonctionnaires ont tenté de la maîtriser, mais elle leur a donné du fil à retordre. En furie, la mise en cause est parvenue à se soustraire de l’emprise des policiers et en a profité pour en griffer un puis elle a craché sur son collègue en lançant : « J’ai le coronavirus, vous allez tous crever ! ».

Très défavorablement connue de la justice

Finalement interpellée et placée en garde à vue, Dado C. âgée de 34 ans, possédait déjà un casier judiciaire bien fourni, notamment pour outrage et menaces de mort. Les enquêteurs ont constaté qu’elle avait agi en état de récidive légale.


Dans la lutte lors de son arrestation, deux policiers ont été blessés. Ils se sont vu délivrer 3 et 4 jours d’Incapacité totale de travail (ITT), selon une source policière. Lors de sa garde à vue, la mise en cause a reconnu les faits et affirmé qu’elle souhaitait que « les policiers meurent du coronavirus ».

7 mois de prison ferme avec mandat de dépôt

La trentenaire a été déférée devant la justice au terme de sa garde à vue. Elle a fait l’objet d’une comparution immédiate pour « outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique » avec une circonstance aggravante, en l’espèce des propos racistes, menaces et violences volontaires aggravées.

Mardi soir, le tribunal correctionnel d’Evry-Courcouronnes l’a condamnée à 7 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, et à 350 euros d’amende pour le non-respect des règles de confinement. Elle a été incarcérée à l’issue de l’audience.