Confinement : Le contrôle dégénère, il crache dans la bouche d’un policier et part en prison


Illustration. (DR)

Un contrôle du respect des mesures de confinement mené par la police municipale du Cannet (Alpes-Maritimes) a totalement dégénéré, dimanche en fin d’après-midi.

Vers 17h30, équipage de la police municipale a repéré qu’un match de football se tenait au niveau de la traverse Sassot, dans la commune du Cannet, près de Cannes. Une dizaine de joueurs visiblement alcoolisés s’affrontaient, balle au pied. Dépourvus de raison valable de se trouver là et d’attestation de sortie dérogatoire, ils ont été invités à rentrer chez eux par les fonctionnaires.

Un père et son fils qui faisaient partie du groupe ont été raccompagnés jusqu’en bas de leur immeuble. La situation qui était calme a pris une toute autre tournure dans les parties communes du bâtiment, lorsque le jeune homme d’une vingtaine d’années a refusé de regagner son domicile, rapporte Nice-Matin. Son père âgé d’une quarantaine d’années, quant à lui, était déjà rentré dans son appartement.

Un policier se retrouve au sol

Le ton est monté et le jeune homme s’est mis à hurler sur les policiers, provoquant l’intervention de son père alerté par les cris. Ce dernier a frappé un fonctionnaire et une empoignade a éclaté. Dans la lutte, le policier s’est retrouvé au sol et le quadragénaire lui a craché dans la bouche, relate le quotidien régional.

Au total, huit policiers municipaux sont intervenus et l’usage de gaz lacrymogène a été nécessaire pour interpeller les deux hommes très excités. Ils ont continué à cracher sur les fonctionnaires durant leur transport au commissariat, où il ont été placés en garde à vue.


Tous deux condamnés à de la prison

Au terme de cette mesure, le père et son fils ont été déférés devant la justice et ont fait l’objet d’une comparution immédiate. Le quadragénaire a écopé de 6 mois de prison ferme, avec un mandat de dépôt. Il a été incarcéré dans la foulée. Son fils a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, assortis de 120 heures de travail d’intérêt général.