Confinement : Les policiers découvrent des caches de drogue dans des VTC, la société avait été créée pour les convois


Illustration. (Twitter / @PoliceNat59)

Les trafiquants de drogue avaient eu de la suite dans les idées. En créant une fausse société de VTC, ils pensaient pouvoir passer plus facilement outre les contrôles liés au confinement. C’était sans compter le flair des policiers.

Le trafic a été mis au jour mercredi dernier au Vésinet (Yvelines), à la faveur d’un contrôle des attestations de déplacement dérogatoire mené par des policiers. Ils ont fait s’arrêter Makram, un jeune homme de 22 ans, qui circulait au volant d’une Toyota Auris. Ce dernier leur a présenté une attestation délivrée par son employeur, une société de VTC.

Une forte odeur de cannabis

Les policiers ont détecté une odeur de cannabis très présente dans l’habitacle. Ils ont alors poussé le contrôle un peu plus loin, et ont découvert une cache de stupéfiants, rapporte Le Parisien.

Dissimulées sous le frein à main, treize boîtes métalliques équipées d’une languette contenant chacune 3 grammes d’herbe de cannabis ont été saisie, de même que 1 500 euros en espèces. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat de Saint-Germain-en-Laye.

Un autre convoi arrêté le lendemain

Contre toute attente, dès le lendemain, des policiers ont contrôlé une autre Toyota Auris, à Chatou cette fois. Là aussi, le conducteur s’est présenté comme un chauffeur de VTC. Mais les fonctionnaires ont rapidement découvert qu’il s’agissait d’un second convoi de drogue.


Sous le levier de vitesse, ils ont mis la main sur vingt-cinq boîtes d’herbe de cannabis et 610 euros en espèces. Le tout a été saisi, et le suspect âgé de 23 ans a rejoint son comparse de la veille, en cellule au commissariat. Les deux hommes sont originaires d’Argenteuil (Val-d’Oise).

38 boîtes d’herbe de cannabis et plus de 2 000 euros ont été saisis par les policiers de Saint-Germain-en-Laye. (photo DDSP 78)

Des produits stupéfiants venus de Suisse

Lors de leurs auditions, les mis en cause ont assuré être employés clandestinement par une société de VTC, et ne pas comprendre comment la drogue a bien pu atterrir dans leurs voitures.

Les enquêteurs ont fait des réquisitions pour obtenir le bornage de leurs téléphones et se sont rendu compte que les deux suspects étaient passés récemment par la région de Grenoble (Isère) de Lyon (Rhône) et par une commune de l’Ain. D’après les policiers, ils se seraient fournis dans l’Ain, auprès d’un « plan stup » connu pour importer de l’herbe de cannabis depuis la Suisse, relate le quotidien francilien.

Placés en détention provisoire

Les trafiquants suisses seraient approvisionnés par des producteurs albanais qui récoltent de manière intensive dans leur pays. Les deux chauffeurs ont pu se détourner des circuits habituels de la drogue, notamment en provenance du Maroc, en raison des mesures de circulation restrictives actuelles.

Ils doivent comparaître le 8 juin prochain au tribunal correctionnel de Versailles. En attendant, ils ont été placés en détention provisoire.