Confinement : Verbalisé à 8 reprises, il est condamné et écroué pour «mise en danger de la vie d’autrui»


Illustration. (PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP)

Un trentenaire a été verbalisé pas moins de huit fois pour le non-respect des règles du confinement lié à la pandémie de coronavirus. Il a finalement été condamné à 4 mois de prison ferme, et se trouve actuellement derrière les barreaux.


Visiblement peu réceptif aux avertissements et aux sanctions pécuniaires, un homme de 35 ans qui avait été verbalisé à huit reprises dans la Loire a été écroué, ce mardi, rapporte Ouest-France.

Un casier judiciaire bien fourni

Le prévenu, domicilié au Chambon-Feugerolles, n’était pas inconnu de la justice. Il était d’ailleurs en liberté conditionnelle. C’est ainsi qu’il est retourné derrière les barreaux au centre de détention de La Talaudière, sur décision du tribunal correctionnel de Saint-Etienne, qui l’a déclaré coupable de « mise en danger de la vie d’autrui ».

Une 17ème condamnation qui vient s’ajouter à son casier judiciaire déjà bien fourni, notamment pour : usage de stupéfiants, voyages sans titre de transport, vol, recel et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Un autre habitant de la Loire a été verbalisé 10 fois

L’affaire concernant ce trentenaire n’est pas l’unique cas recensé dans le département. Un jeune homme de 19 ans, domicilié à Saint-Chamond, a fait l’objet d’une comparution immédiate pour les mêmes faits.


Défavorablement connu de la justice, il avait été verbalisé à dix reprises pour le non-respect du confinement. Le jeune homme a écopé de quatre mois de prison avec un sursis probatoire pendant deux ans.

À Albertville (Savoie), un jeune homme de 26 ans a été placé en détention provisoire, mardi, après cinq verbalisations pour ces mêmes faits. Il doit comparaître devant la justice en fin de semaine, selon la presse régionale.

Des peines alourdies en cas de non-respect du confinement

En cas de non-respect des mesures de confinement, la contravention est de 135 euros. Mais en cas de récidive dans les 15 jours, l’amende passera de 135 euros à 1 500 euros et pourra aller jusqu’à 3 000 euros.

En outre, si plus de trois violations dans les 30 jours sont relevées, l’infraction deviendra un délit et sera punie de six mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende ainsi que d’une peine complémentaire de travail d’intérêt général (TIG).

Pour éviter de se faire sanctionner, une seule solution : respecter les règles de confinement et remplir le formulaire d’attestation de sortie dérogatoire en cas d’absolue nécessité.