Coronavirus : Certains produits vétérinaires désormais autorisés pour la réanimation humaine


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L’État a autorisé ce vendredi la prescription de certains produits vétérinaires afin de faire face à une éventuelle pénurie de médicaments. Des anesthésiants, équivalents à ceux utilisés pour les humains, sont notamment concernés.

Face à une éventuelle pénurie de certains médicaments, la France s’organise. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé ce vendredi que l’utilisation de deux produits vétérinaires à base de propofol était désormais autorisée dans le cadre de la réanimation humaine. La pandémie de coronavirus a en effet provoqué une forte demande mondiale sur ce type de produits.

Un décret paru ce vendredi

Dans un décret paru au Journal officiel vendredi, le Premier ministre Édouard Philippe a notamment autorisé la prescription du « Proposure » et du « Propovet ». Il s’agit de l’équivalent à l’anesthésique « Propofol » utilisé pour la sédation des humains.

En « cas d’impossibilité d’approvisionnement en spécialités pharmaceutiques à usage humain, des médicaments à usage vétérinaire à même visée thérapeutique (…) peuvent être prescrits, préparés, dispensés et administrés en milieu hospitalier », est-il mentionné.

Le décret autorise également la réquisition des stocks chez les vétérinaires. L’ANSM a déjà « recensé sur le territoire français des stocks de propofol à usage humain chez des industriels » pour couvrir ces besoins, le propofol vétérinaire venant « en complément ».


Ces médicaments pour animaux seront remboursés aux hôpitaux et aux cliniques par la sécurité sociale, de la même façon que ceux qu’ils utilisent habituellement. L’État a dans le même temps demandé aux professionnels de santé de bien faire remonter les éventuels effets indésirables de ces posologies, à l’Agence nationale de sécurité du médicament.

Les vétérinaires se sont mobilisés

Sur les 18 000 vétérinaires inscrits à l’ordre, plus de 5000 ont demandé à faire partie de la réserve sanitaire de soignants pour aller aider dans les hôpitaux, avant même que le gouvernement les sollicite. Ces derniers ont fourni tout le matériel qu’ils avaient, qui est utilisable pour les établissements de santé qui soignent les patients atteints du coronavirus.