Coronavirus : Il est «probable» que le port du masque soit obligatoire dans les transports publics prévient Édouard Philippe


Édouard Philippe. (photo Jacques Paquier/Flickr)

Durant sa conférence de presse ce dimanche en fin de journée, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé que le port du masque « pourra être obligatoire à partir du 11 mai », date de la fin des mesures de confinement sous la forme actuelle.

« Pour les transports publics, il est probable qu’il soit obligatoire de porter un masque grand public », a expliqué le Premier ministre. « Dans les entreprises, les gestes et la distanciation sociale doit passer par le prolongement du télétravail », a-t-il ajouté.


« Nous n’allons pas rouvrir les restaurants et les cafés dans un premier temps, car cette activité ne permet pas de limiter la circulation du virus. Les autres commerces devront respecter les distanciations sociales, par exemple avec des files d’attente ou de gel hydroalcooliques », a aussi annoncé le Premier ministre.

« Les écoles ne vont pas toutes ouvrir le 11 mai »

Au sujet des écoles, elles ne vont pas « toutes rouvrir le 11 mai ». « Le ministre de l’Éducation a passé la semaine avec tous les acteurs (…) Il faut trouver la bonne méthode. Elle sera progressive : les écoles ne vont pas toutes ouvrir le 11 mai. Mais nous devons commencer à les rouvrir, pour assurer la continuité de la nation. A l’heure actuelle, les professeurs font un travail essentiel », a déclaré Édouard Philippe.

« Il faudra mettre en place des mesures progressives. (…) Voire des scenarios différents selon les départements, certains n’ont eu quasiment aucun cas de Covid-19 », a-t-il ajouté. « Nous pouvons aussi imaginer des moitiés de classes qui reprennent, avec une classe une semaine sur deux. (..) On peut imaginer beaucoup de choses ».

Pas de vaccin « avant longtemps »

Au sujet d’un vaccin, Édouard Philippe a indiqué qu’il ne serait disponible « avant longtemps ». « Il va falloir apprendre à vivre avec le virus », a-t-il averti. « Entre 2 à 6 millions de nos concitoyens ont été en contact avec le virus. Nous n’aurons pas de vaccin rapidement et il n’y a pas à ce stade de traitement efficace connu. Il nous reste un instrument : la prévention ».

« Cela repose sur trois éléments essentiels : les gestes barrières, essentiels. Ne pas les respecter, c’est nous exposer à une reprise de l’épidémie. Second aspect : les tests virologiques. Il va falloir tester vite et massivement tous ceux qui sont susceptibles de le porter. Troisième élément : l’isolement des porteurs du virus », a ajouté Édouard Philippe.