Coronavirus : Le gouvernement autorise la prescription de chloroquine en traitement contre le Covid-19


Le professeur Didier Raoult, directeur de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection basé à Marseille. (IHU Méditerranée Infection)

Directeur de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille (Bouches-du-Rhône), le professeur Didier Raoult s’est fait connaître du grand public en promouvant un traitement contre le Covid-19, qu’il a mis au point en associant hydroxychloroquine et azythromycine. Après de longues hésitations, le gouvernement vient finalement d’autoriser la prescription de ce traitement pour lutter contre le coronavirus.

C’était un peu le feuilleton de ce début de crise sanitaire. Depuis plusieurs jours, le désormais célèbre professeur Didier Raoult, décrié par certains, célébré par d’autres, était au cœur d’un intense débat sur le traitement du Covid-19 à base de l’antipaludéen hydroxychloroquine associé à l’antibiotique azythromycine.

Le traitement désormais possible

Son traitement est désormais rendu possible par le décret n°2020-314 du 25 mars 2020, présenté comme « complétant le décret n°2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ». Ce même décret interdit l’exportation des spécialités contenant l’association de l’hydroxychloroquine.

Le professeur Didier Raoult s’est aussitôt fendu d’un message sur Twitter, dans lequel il remercie le ministre de la Santé Olivier Veran « pour son écoute ».

Plus de 1 000 cas de Covid-19 dépistés positifs et traités à l’IHU

Depuis qu’il procède systématiquement aux dépistages, l’IHU a détecté et traité plus de 1 000 patients positifs. Tous les cas « de modérés à sévères » ont reçu le traitement préconisé par le professeur Didier Raoult, « avec succès », selon lui. « Je suis sur le terrain, pas devant des statistiques. Ne vous inquiétez pas, ça marche ! », lance-t-il à « ses détracteurs de plateau télé ».

Le professeur Raoult n’avait d’ailleurs pas hésité à claquer la porte du Conseil scientifique du président de la République, avant finalement d’obtenir l’oreille attentive du gouvernement et la publication de ce décret.