Coronavirus : Moderna annonce que son vaccin est efficace à 94,5%


Illustration. (Adobe Stock)

La société de biotechnologie américaine Moderna annonce ce lundi que son vaccin contre la Covid-19 est efficace à 94,5%, pour réduire le risque de contracter la maladie.

Après l’annonce des laboratoires Pfizer et Biontech la semaine dernière faisant état d’un vaccin d’une efficacité mesurée à 90%, c’est désormais la société de biotechnologie américaine Moderna qui annonce ce lundi dans un communiqué que son vaccin contre le coronavirus est efficace à 94,5%.

« Cette étude, connue sous le nom d’étude COVE, a recruté plus de 30 000 participants », explique Moderna. « L’étude COVE comprend plus de 7000 Américains de plus de 65 ans. Elle comprend également plus de 5000 Américains de moins de 65 ans mais souffrant de maladies chroniques à haut risque qui les exposent à un risque accru de Covid-19 grave, comme le diabète, l’obésité sévère ou une maladie cardiaque. Ces groupes à haut risque médical représentent 42% du total des participants à l’étude de phase 3 COVE ».

Environ 9 à 10% des personnes vaccinées ont eu des effets secondaires après la seconde dose tels que fatigue, courbatures, ou rougeur autour du point d’injection indique Moderna.

« C’est un moment charnière dans le développement de notre candidat-vaccin contre le Covid-19 », a réagi le patron de Moderna, Stéphane Bancel. Moderna prévoit de demander une autorisation de mise sur le marché « dans les prochaines semaines » aux États-Unis.


Si ces résultats d’efficacité se confirment, il s’agirait de l’un des vaccins les plus profitables, en comparaison avec celui de la rougeole, efficace à 97% en deux doses, selon les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué ce lundi l’arrivée d’un premier vaccin, se montrant prudent : « Au départ, les quantités seront limitées et par conséquent les personnels soignants, les personnes âgées et celles à risque auront la priorité et nous espérons que cela va faire baisser le nombre de morts et permettre aux systèmes de santé de résister ». « Un vaccin va compléter les autres outils que nous avons, pas les remplacer », a-t-il ajouté.