Covid-19 : Un couvre-feu dès 18h «dans les régions où c’est nécessaire», dès le 2 janvier


Le ministre de la Santé Olivier Véran le 13 mars 2020. (photo IP3 PRESS/MAXPPP)

Le ministre de la Santé Olivier Véran annonce ce mardi soir qu’un couvre-feu qui débute à 18 heures pourrait être mis en place à partir du 2 janvier, dans certains départements de la moitié Est du pays, si la situation sanitaire ne s’améliore pas.


De nouvelles mesures de restriction, si nécessaire, mais pas de reconfinement. Quatre régions sont concernées par un couvre-feu qui sera avancé à 18 heures dans le cas où la situation épidémiologique ne s’améliore pas : le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Nous allons proposer une extension du couvre feu à partir de 18 heures, dans l’ensemble des départements ou métropoles où cela s’avérera nécessaire », a annoncé Olivier Véran sur le plateau de France 2 ce mardi soir. « Il durera le temps nécessaire ».

« Nous avons écarté un reconfinement national ou local »

« Les décisions seront annoncées dans le courant de la semaine prochaine, lorsque nous aurons les informations à date », a indiqué le ministre. « Il y a des disparités territoriales et régionales importantes. C’était déjà le cas au printemps et la France a un taux d’incidence plus faible que ses voisins », a précisé le ministre.

« Sous l’autorité du président, a été acté que démarrerait une concertation avec l’ensemble des élus de ces territoires pour prendre des mesures. Cette concertation a déjà commencé, je me suis entretenu avec le maire de Nancy. Nous avons écarté un reconfinement national ou local », a-t-il expliqué.


Selon nos informations, à ce stade, les départements où ce couvre-feu élargi pourrait être instauré sont : l’Allier, les Alpes-Maritimes, l’Ardèche, les Ardennes, l’Aube, le Doubs, le Haut-Rhin, la Haute-Marne, la Haute-Saône, les Hautes-Alpes, le Jura, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, la Nièvre, la Saône-et-Loire, le Territoire de Belfort, les Vosges et l’Yonne. Une liste qui pourrait encore évoluer dans les prochains jours.

Olivier Véran a également évoqué la clause de revoyure du 7 janvier : « Considérant la situation sanitaire, il parait difficilement considérable de lever les contraintes ». »D’ici début janvier, nous y verrons plus clair. De toute évidence, on ne pourra pas lever la totalité des contraintes », a-t-il estimé.

« Nous avons les mêmes objectifs et nous aurons les mêmes résultats »

Au sujet de la campagne de vaccination, le ministre de la Santé a affirmé qu’il ne confondait pas « vitesse et précipitation ». « Nous avons par rapport à nos voisins allemands, le même nombre de doses, nous avons les mêmes objectifs et nous aurons les mêmes résultats. Nous avons fait le choix de nous reposer sur les médecins, de le faire dans les Ehpad et non de les faire se déplacer, nous recueillons le consentement auparavant. Je ne confonds pas vitesse et précipitation. Cet écart dans le démarrage il est assumé. Ce qui compte c’est que fin janvier nous aurons rattrapé ce décalage et ce qui compte c’est que nous protégions tout le monde ».