Disparition de Delphine Jubillar : son mari et des membres de sa famille en garde à vue


Cédric Jubillar lors d'un rassemblement à Cagnac-les-Mines le 16 mai 2021, cinq mois après la disparition de son épouse. (photo Marie-Pierre Volle/PhotoPQR/Maxppp)

Le mari de Delphine Jubillar, Cédric, a été interpellé et placé en garde à vue ce mercredi, six mois après l’étrange disparition de son épouse, une infirmière de 33 ans. Les enquêteurs ont relevé des incohérences dans le récit du suspect et disposeraient d’indices le mettant en cause dans cette affaire.

17h30. Le beau-père de Cédric Jubillar a lui aussi été placé en garde à vue a indiqué le procureur de la république de Toulouse.

15h25. La mère de Cédric Jubillar, Nadine, 50 ans, a également été placée en garde à vue, une heure après son fils selon Le Parisien. A ce stade, on ne connait pas le motif de sa garde à vue, ni si les enquêteurs possèdent des éléments la mettant en cause.

13h40. C’est un rebondissement pour le moins inattendu. Le mari de Delphine Jubillar, Cédric Jubillar, a été placé en garde à vue ce mercredi par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse, en charge du dossier de la disparition de la mère de famille rapporte Le Parisien. L’homme a été interpellé sur son lieu de travail, près d’Albi, six mois jour pour jour après la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Les militaires agissent dans le cadre d’une commission rogatoire ouverte pour « enlèvement et séquestration ».

Cédric Jubillar avait récemment obtenu le statut de « partie civile » dans ce dossier. Une stratégie pour mettre en confiance ce dernier indiquent nos confrères, alors que des indices le mettant en cause auraient été récoltés au fil des investigations. Les gendarmes ont notamment découvert des incohérences troublantes dans son récit concernant la nuit où son épouse s’est volatilisée. Cédric Jubillar était surveillé de près par les enquêteurs.

Un travail de téléphonie

Il avait indiqué lors de ses auditions qu’il s’était couché à 22 heures, laissant sa conjointe devant la télévision avec son fils de 6 ans, puis qu’il avait été réveillé vers 4 heures du matin par les pleurs de sa fillette de 18 mois. L’homme a raconté qu’il avait alors constaté la disparition de sa compagne. Mais selon le quotidien francilien, les constatations techniques, notamment téléphoniques, laissent penser que le suspect est resté éveillé une grande partie de la nuit.

En outre, les gendarmes auraient obtenu un élément matériel leur permettant de penser que Delphine Jubillar avait mis une tenue de nuit et qu’elle était sur le point de se coucher, ce qui ne correspond pas à une volonté d’un départ soudain. Une dispute aurait éclaté dans le couple la nuit du drame, alors que l’infirmière s’apprêtait à quitter son mari, dans de brefs délais. Les enquêteurs se demandent si elle n’aurait pas annoncé sa décision à son compagnon cette nuit-là, détaille Le Parisien.

La justice estime que Cédric Jubillar aurait pu avoir beaucoup de mal à accepter la rupture avec son épouse. Cette dernière subvenait aux besoins de la famille avec son salaire et la séparation aurait été synonyme de la perte d’une partie de la garde des ses enfants mais également de la maison qu’il avait partiellement construite lui-même. Le tout dans un contexte psychologique compliqué pour le suspect, dont la vie a été chaotique ajoute le quotidien.

D’autres pistes écartées

Les gendarmes ont entièrement écarté plusieurs autres pistes, notamment celle qui menait vers un père de famille, désigné par le suspect, qu’il accusait de draguer de manière agressive son épouse détaille Le Parisien.

Pour l’heure, les enquêteurs ne savent néanmoins pas comment Cédric Jubillar aurait pu tuer la victime et déplacer son corps, sans réveiller leurs deux enfants, ni même les voisins, alors que leur maison se situe dans un lotissement où les habitations sont proches les unes des autres. Le corps de Delphine Jubillar n’a pas été retrouvé à ce stade, malgré de nombreuses recherches et des expertises scientifiques.