Disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn : enquête ouverte pour «enlèvement et séquestration»


Delphine Jubillar a disparu depuis le 15 décembre. (photo Facebook)

Le procureur de la République a annoncé ce mercredi l’ouverture d’une enquête pour « enlèvement et séquestration » après la disparition de Delphine Jubillar, 33 ans, depuis le 15 décembre dernier.


La mère de famille est toujours introuvable. Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre dernier de son domicile situé à Cagnac-les-Mines (Tarn). Malgré de nombreuses opérations de recherches depuis une semaine – et notamment une battue citoyenne organisée ce mercredi – la trentenaire n’a pas été retrouvée.

Le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, a annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour « enlèvement et séquestration ». Une première enquête avait été ouverte pour « disparition inquiétante » et un appel à témoins lancé par la gendarmerie.

Rien n’indique que cette disparition est « volontaire »

« Les recherches et investigations ayant mobilisé en continu des moyens considérables, ne discriminant aucune piste ou hypothèse à ce stade, n’ont pas permis de découvrir cette personne ou de déterminer les circonstances de sa disparition, dont rien n’indique qu’elle a pu être volontaire », détaille le parquet dans un communiqué.

« Ces faits se poursuivant depuis plus de sept jours accomplis revêtent désormais une qualification de nature criminelle, et relèvent de la compétence du pôle criminel du Tribunal judiciaire de Toulouse ».

Selon une voisine, Delphine Jubillar est partie à pied de son domicile entre 23 heures et 4 heures du matin cette nuit-là. Elle avait son téléphone au moment de son départ qui aurait cessé d’émettre dans la matinée de jeudi, et serait également parti avec ses deux chiens qui sont revenus seuls dans la nuit. En instance de divorce à sa demande et mère d’un petit garçon de 6 ans et d’une petite fille de 18 mois, la trentenaire n’a plus donné signe de vie depuis huit jours maintenant.