Du sang de Sophie Le Tan retrouvé sur une scie qui se trouvait dans la cave de Jean-Marc Reiser


Sophie Le Tan reste introuvable depuis le 7 septembre dernier. (DR)

Sophie Le Tan, 20 ans, a disparu le 7 septembre dernier à Schiltigheim, près de Strasbourg (Bas-Rhin). Le suspect principal Jean-Marc Reiser a été de nouveau entendu durant près de 8 heures ce jeudi par la juge d’instruction en charge de l’affaire. La victime n’a toujours pas été retrouvée.


A l’issue de cette nouvelle audition, l’avocat de la famille de Sophie Le Tan a affirmé qu’un « nouvel élément accablant » mettant en cause Jean-Marc Reiser avait été révélé. L’ADN de la victime, sous forme de sang, a été retrouvé sur le manche d’une scie qui avait été saisie par les enquêteurs dans la cave de Jean-Marc Reiser, durant une perquisition.

« Ce que je peux vous dire, c’est que ce soir, avec les éléments qu’il y a dans le dossier, si M. Reiser passait aux assises, il serait déjà condamné » a affirmé Me Gérard Welzer, l’avocat de la famille de la victime.

Du sang dans la baignoire

Une autre trace de sang de Sophie Le Tan avait été découverte dans la baignoire de Jean-marc Reiser, alors que son logement avait été nettoyé « en profondeur » et « très récemment » avait explique le procureur.

Le suspect de 58 ans qui avait été interpellé le 15 septembre a depuis été mis en examen pour « assassinat, enlèvement et séquestration » et a été placé en détention provisoire. Il nie toujours son implication dans la disparition de la jeune fille mais affirme l’avoir déjà rencontrée.

Jean-Marc Reiser avait aussi expliqué aux enquêteurs qu’il avait soigné Sophie Le Tan étant donné que cette dernière s’était blessée sérieusement à la main. Il avait précisé que la jeune femme était bien montée chez lui, qu’il l’avait soignée et qu’elle était ensuite repartie.

Une fausse annonce immobilière

Les enquêteurs soupçonnent Jean-Marc Reiser d’avoir passé une fausse annonce immobilière pour attirer sa proie chez lui. Sophie Le Tan s’était présentée seule au rendez-vous, contrairement aux deux autres femmes qui étaient venues les jours précédents, accompagnées, et qui n’avaient trouvé personne.

Les enquêteurs ont vite fait le lien avec Jean-Marc Reiser puisque le numéro de téléphone sur l’annonce, venant d’une ligne prépayée, les a mené au suspect après un travail de téléphonie.

Déjà condamné pour plusieurs viols

Le suspect a déjà été condamné à plusieurs reprises dans le passé, notamment pour le viol d’une auto-stoppeuse allemande en 1995, mais également des viols sur sa maîtresse en 1996. Il a écopé d’une peine de 15 ans de réclusion par la cour d’assises d’appel du Bas-Rhin en 2002.