Enfant de 7 ans retrouvé mort à Lorient : il aurait été asphyxié, sa mère mise en examen et écrouée


Illustration. (biDaala_studio / Shutterstock)

Un enfant âgé de 7 ans a été retrouvé mort dans le logement familial situé à Lorient (Morbihan) ce dimanche après-midi. Sa mère a été mise en examen pour homicide volontaire sur mineur de 15 ans et a été placée en détention provisoire.


On en sait plus sur ce qui est arrivé à ce jeune garçon de 7 ans. La victime était en arrêt cardiaque lorsqu’elle a été prise en charge par les secours ce dimanche en début d’après-midi, dans l’appartement familial situé dans le quartier de Bois du Château. Elle est décédée peu après.

Une autopsie a été pratiquée à l’institut médico-légal de Brest ce mardi et a conclu que « la mort est a priori survenu des suites d’une asphyxie modérée » précise le communiqué du procureur de la République de Lorient. Des analyses complémentaires sont en cours.

Les enquêteurs de la sûreté départementale en charge du dossier avaient rapidement placé en garde à vue la mère de l’enfant. La suite des investigations a mis en cause cette dernière qui est âgée de 41 ans et originaire de Mayotte. « Elle rencontrait des difficultés dans la prise en charge de ses trois jeunes enfants, et notamment de la victime. Une intervention socio-éducative venait de débuter », indique le procureur.

Ligoté et traîné dans la salle de bains

L’enfant, qui avait déjà fugué, a quitté l’appartement ce dimanche matin, sans autorisation. Il est rentré en début d’après-midi. « À son retour, sa mère aurait exigé qu’il se lave, ce que l’enfant aurait refusé. Elle lui aurait alors ligoté les mains et les pieds, et lui aurait placé un bâillon dans la bouche, avant de le traîner dans la salle de bains », précise le communiqué. La mère de famille a reconnu l’avoir ligoté et l’avoir déshabillé, expliquant qu’il ne s’agissait pas d’une punition.


Durant ses auditions, la quadragénaire a affirmé que son enfant était « en crise », ajoutant « avoir été contrainte de l’immobiliser pour parvenir à le laver. Le bâillon aurait été une manière de prévenir une crise d’épilepsie ».

Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire du chef de meurtre sur mineur de 15 ans. La mère de famille a été mise en examen avant d’être écrouée. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Ses deux autres enfants ont été confiés aux services de l’aide sociale à l’enfance.