Évasion à Bar-le-Duc : Fin de cavale pour le détenu, interpellé dans les Vosges par le RAID

Le Nancéien de 25 ans, mis en examen pour viol, s'était évadé le 13 mars à sa descente du véhicule d'escorte devant la maison d'arrêt de Bar-le-Duc. Il a été interpellé dans les Vosges avec l'appui du RAID.
Évasion à Bar-le-Duc : Fin de cavale pour le détenu, interpellé dans les Vosges par le RAID
Un véhicule du RAID, le 16 novembre 2023 à Lillers, dans le Pas-de-Calais. (Illustration / Ludovic Maillard / PhotoPQR / Maxppp)
Par Actu17
Le mercredi 18 mars 2026 à 20:03

Le détenu de 25 ans qui s'est évadé vendredi 13 mars alors qu'il était reconduit à la maison d'arrêt de Bar-le-Duc (Meuse) a été interpellé mercredi 18 mars à Vincey (Vosges), avec l'appui des policiers de l'antenne du RAID. Mis en examen pour viol et violences, le Nancéien a été placé en garde à vue après cinq jours de cavale.

Les forces de l'ordre ont retrouvé sa piste dans la matinée à Vincey, une commune située entre Épinal et Nancy (Meurthe-et-Moselle). Les hommes du RAID sont intervenus dans l'après-midi, peu après 15 heures. L'interpellation s'est déroulée sans incident, mais le suspect a opposé une résistance avant d'être maîtrisé et placé en garde à vue, selon le procureur de la République de Bar-le-Duc, Sofian Saboulard. Cette interpellation survient au lendemain de l'émission d'un mandat d'arrêt européen lancé par le magistrat pour retrouver le fugitif.

Le 13 mars vers 14 heures, le détenu, escorté par trois agents du pôle de rattachement des extractions judiciaires (PREJ), revenait d'une audition devant un juge d'instruction à Nancy. C'est à sa descente du véhicule banalisé, stationné devant la porte de la maison d'arrêt, qu'il avait pris la fuite en courant. Le procureur avait précisé que l'exploitation de la vidéosurveillance avait permis d'établir que le fugitif n'était plus entravé par une menotte au niveau de la main droite ni par la longe au moment de sa fuite. Les trois agents s'étaient lancés à sa poursuite sans parvenir à le rattraper. Une vidéo de huit secondes de la scène, manifestement extraite d'images de vidéoprotection, avait été diffusée sur les réseaux sociaux et publiée par M6.

Mis en examen pour viol et violences

L'homme est mis en examen pour des faits de viol et de violences avec interruption totale de travail supérieure à 8 jours, commis le 18 octobre 2025 à Nancy. Selon L'Est Républicain, le mis en cause est soupçonné d'avoir abordé une jeune femme devant son domicile, dans le secteur de la rue Gabriel-Mouilleron, alors qu'elle rentrait chez elle seule vers 05h30 du matin. Après un bref échange, l'homme a semblé poursuivre son chemin avant de revenir frapper à la porte de la victime. Il s'est introduit de force à son domicile, l'avait frappée violemment et violée. Le suspect a finalement été interpellé quelques jours plus tard dans la banlieue de Nancy, puis écroué.

L'homme était déjà mis en examen par un juge d'instruction d'un autre département pour des faits de viol par conjoint commis en région parisienne. Son ADN figurait déjà au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Il était également connu pour des faits de trafic de stupéfiants, mais n'avait fait l'objet que d'une seule condamnation, prononcée par un tribunal pour enfants. Des mesures avaient été prises pour assurer la protection de la victime.