Fin de garde à vue pour les trois policiers de Sarcelles soupçonnés de violences et viol

La garde à vue des trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d'Oise), soupçonnés d'avoir commis des violences et un viol sur un homme retenu dans leurs locaux, a été levée ce mardi en fin de journée. L'enquête confiée à l'IGPN se poursuit.
Fin de garde à vue pour les trois policiers de Sarcelles soupçonnés de violences et viol
Illustration. (Shutterstock)
Par Actu17
Le mercredi 22 avril 2026 à 12:13

Quelques heures seulement après leur placement en garde à vue, les trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d'Oise), soupçonnés de violences et de viol sur un gardé à vue, ont retrouvé la liberté ce mardi en fin de journée.

Le parquet de Pontoise a confirmé cette issue, précisant que "les gardes à vue avaient été levées pour poursuite d'enquête". Les investigations confiées à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) se poursuivent.

Deux versions radicalement opposées des faits

Pour rappel, cette affaire a éclaté à la suite d'une plainte déposée par un homme, bien connu des services de police, placé en garde à vue dans la nuit du 17 au 18 avril au commissariat de Sarcelles pour des faits de stupéfiants. Selon son récit, le plaignant aurait d'abord reçu des coups alors qu'il était menotté à un banc, avant d'être conduit dans les toilettes du commissariat, une zone non couverte par la vidéosurveillance. Il affirme y avoir été pénétré à l'aide d'une matraque télescopique par les fonctionnaires de police.

Saisi des déclarations du gardé à vue, le parquet de Pontoise a rapidement confié une enquête à l'IGPN. Les qualifications pénales retenues sont particulièrement graves : violences en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours, ainsi que viol par personne abusant de l'autorité que lui confèrent ses fonctions.

Les trois policiers visés par l'enquête ont, de leur côté, livré une version sensiblement différente des faits. D'après une source proche de l'affaire, ils évoquent un affrontement physique qui aurait eu lieu dans les toilettes, après que le plaignant, très injurieux et violent tout au long de sa garde à vue, s'y serait retranché en refusant d'en sortir.

Sur le plan médical, le plaignant a été examiné dans une unité médico-judiciaire (UMJ), où un médecin a relevé la présence d'une fissure anale légère. Ce constat a pesé dans la décision d'ouvrir une enquête confiée à la police des polices. La procédure initialement engagée à son encontre pour des faits liés aux stupéfiants a, quant à elle, été classée sans suite par le parquet.