Meurtre de Quentin à Lyon : deux nouvelles interpellations portant à onze le nombre de gardes à vue

Un homme et une femme ont été interpellés ce mercredi matin à Lyon. Ils s'ajoutent aux neuf personnes déjà placées en garde à vue mardi soir dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Quentin Deranque.
Meurtre de Quentin à Lyon : deux nouvelles interpellations portant à onze le nombre de gardes à vue
Illustration. (Obatala-photography / Shutterstock)
Par Actu17
Le mercredi 18 février 2026 à 10:57

Deux nouveaux suspects, un homme et une femme qui se trouvait avec lui, ont été interpellés ce mercredi matin dans l'enquête sur le meurtre de Quentin Deranque, a annoncé le parquet de Lyon. Ils ont été placés en garde à vue, tout comme les neuf autres personnes interpellées mardi soir. Des interpellations réalisées "entre 18 heures et 21 heures (...) dans les départements suivants : la Drôme, l’Aisne, l’Isère, la Haute-Loire et le Rhône", a détaillé le parquet un peu plus tôt dans la matinée.

Parmi les interpellés figure Jacques-Élie Favrot, un assistant parlementaire du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault, qui a annoncé qu'une procédure était en cours pour le suspendre de ses fonctions. Considéré comme l'un des fondateurs de la Jeune garde, très proche de Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot était à ses côtés à l'été 2024, quand le député LFI est arrivé à l'Assemblée nationale pour la première fois, indique franceinfo. Les deux hommes ont milité ensemble au sein de La Jeune Garde.

Selon une source proche de l'affaire, six hommes en garde à vue sont soupçonnés d'avoir porté des coups à la victime, qui a été violemment frappée au sol, principalement à la tête. Ces derniers ont tous des liens avec La Jeune Garde de Lyon, groupuscule dissous en juin 2025 par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau.

Les suspects ont été placés en garde à vue pour différents chefs : "homicide volontaire", "violences aggravées", "association de malfaiteurs" ou "recel de malfaiteurs".

Une enquête criminelle pour homicide volontaire a été ouverte, ainsi qu'une enquête délictuelle pour violences aggravées par trois circonstances : réunion, port de masque et port d'armes, et du chef d'association de malfaiteurs. L'enquête est confiée à la division criminelle territoriale (DCT) de la police de Lyon.