Épinay-sur-Seine : Cocktails molotov et mortiers d’artifice, nouveau guet-apens visant les policiers

Les policiers ont été attaqués à Épinay-sur-Seine dans la nuit de vendredi à samedi. (capture écran/Option nuit)

Dans la nuit de vendredi à samedi, les policiers ont une nouvelle fois été violemment pris pour cible à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

Cocktails molotov, tirs de mortiers d’artifice et jets de pavés. C’est une nouvelle attaque visant des policiers qui s’est déroulée à Épinay-sur-Seine la nuit dernière, vers minuit. Une trentaine d’individus avaient préparé un guet-apens. Trois personnes ont pu être interpellées au cours des violences : deux mineurs de 16 et 17 ans et un jeune majeur de 19 ans. Ils ont été placés en garde à vue.

De nombreuses images ont été diffusées sur les réseaux sociaux et montrent l’intensité de cette agression, qui n’a fort heureusement pas fait de blessé du côté des forces de l’ordre.

Des sacs de pavés ont été saisis ainsi que des mortiers d’artifice comme le montre une photo du syndicat Option nuit. Un véhicule de police sérigraphié a aussi été dégradé.

Les guet-apens contre les policiers se sont multipliés ces derniers jours à Épinay-sur-Seine, comme ce fut le cas mardi soir. Les policiers avaient été appelés pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers suite à un feu de conteneurs poubelles. Mais dès leur arrivée, ils avaient été violemment pris pour cible, notamment par des tirs de mortiers d’artifice.

Des photos personnelles de policiers affichées dans les halls d’immeubles

La nuit suivante, les policiers en patrouille ont découvert des photos personnelles de leurs collègues, qui étaient affichées dans des halls d’immeuble du quartier des Presles. Le nom et le prénom des policiers concernés étaient mentionnés. Des images qui viendraient du réseau social Facebook.

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour « acte d’intimidation » suite à ces faits qui ont choqué les forces de l’ordre. « Je n’accepterai jamais que l’on jette en pâture et que l’on menace ceux qui nous protègent. », a réagi jeudi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.