Essonne : Accusé de viol par un jeune sans-papiers, le maire de Linas placé en garde à vue


Francois Pelletant. (photo Facebook)

Le maire de Linas (Essonne), François Pelletant, a été placé en garde à vue ce mercredi avant d’être remis en liberté ce jeudi soir. Un jeune sans-papiers a déposé plainte contre l’élu, pour viol.

Les faits présumés se sont déroulés en 2015 et une plainte avait été déposée en décembre 2016. François Pelletant et son association avaient employé un jeune Tunisien sans-papiers qui avait finalement été licencié en décembre 2015, explique Le Parisien.

« Il n’avait pas le niveau professionnel prétendu et a été licencié en décembre 2015, il a ensuite effectué un chantage sur une histoire de viol complètement fausse », avait expliqué le maire de Linas, François Pelletant lors de son jugement devant le tribunal des prud’hommes de Paris en septembre 2017, pour des faits de harcèlement moral et sexuel à l’encontre du jeune Tunisien.

L’élu et son association avaient été alors condamnés à verser 66 000 euros au jeune homme. Une somme revue à la baisse à 31 000 euros, en seconde instance, par la cour d’appel de Paris.

Le plaignant a fourni des échanges téléphoniques et des SMS

Dans l’enquête sur ce viol présumé, les enquêteurs de la police judiciaire du Val-de-Marne ont placé en garde à vue François Pelletant ce mercredi et une perquisition a été réalisée à son domicile.


Pour étayer ses déclarations, le plaignant a joint des échanges téléphoniques mais également des SMS. Selon le quotidien francilien, ces échanges montrent des pressions exercées par le maire de Linas, qui était l’employeur du jeune homme mais également son bailleur, et qui entretenait une relation avec lui. La victime a aussi été filmée dans son intimité.

François Pelletant a été remis en liberté ce jeudi soir et doit être entendu par un juge d’instruction du tribunal de Créteil, ultérieurement.

Visé par d’autres affaires

L’élu, âgé aujourd’hui de 53 ans, marié et père de famille, connait également de nombreux démêlés avec la justice vis à vis de son association.

La cour d’appel de Paris l’a en effet condamné à 2 ans de prison avec sursis, 3 ans d’inéligibilité et à 50 000 euros d’amende, en février 2018, pour escroquerie, prise illégale d’intérêt et travail dissimulé. Le maire de Linas s’est pourvu en cassation et a fait appel des autres condamnations.